Le comportement des consommateurs évolue également, les jeunes montrant moins d'intérêt à posséder une voiture ou le permis de conduire. Depuis 2000, le nombre de propriétaires de voitures a chuté dans certains pays. L'urbanisation est également un facteur important, car les voyageurs cherchent des moyens de transport alternatifs et intégrés. Cela favorise encore l'émergence des robots taxis.

Les constructeurs automobiles et les fournisseurs d'électricité

Les constructeurs automobiles se préparent à cette transformation. Ils reconnaissent que cela transférera une partie des profits de la fabrication vers les technologies et les services, comme les batteries, les services de mobilité et les logiciels qui conduisent les voitures et gèrent les réseaux de mobilité. Au fur et à mesure qu'ils étendront leurs activités pour devenir des fournisseurs de services de mobilité, les constructeurs automobiles géreront et assureront l'entretien de grandes flottes de robots-taxis.

Les fournisseurs d'électricité verront les flottes de véhicules électriques comme une autre ressource énergétique décentralisée et numérisée, capable de fournir une alimentation flexible susceptible d'aplanir les pics de demande et de réduire les investissements dans l'infrastructure. Ces entreprises joueront également un rôle important dans l'installation de stations de recharge ultrarapides et dans la gestion de l'énergie des bâtiments et des microréseaux connectés aux flottes de véhicules électriques.

Enfin, des sociétés technologiques comme Uber, Lyft et Didi ont accepté d'enregistrer de lourdes pertes pour se positionner en tête des services de mobilité, que ce soit en tant que propriétaires de plateformes ou opérateurs de flottes de robots-taxis. Elles continueront à être en concurrence pour gagner des parts de marché.

Coopération publique-privée : la clé du succès

Bien que le sens de la marche vers ce changement semble clair, la vitesse de la transition est incertaine. De plus en plus d'acteurs sont susceptibles d'entrer sur le marché à mesure que les opportunités se présenteront. Les gagnants de cette bataille seront sans doute ceux qui sauront évoluer rapidement, former les partenariats essentiels et se positionner sur les services à forte marge de la chaîne de valeur. Ceux qui pourront fournir des solutions intégrées sont susceptibles d'acquérir un avantage concurrentiel.

Les services publics et d'autres entreprises du secteur de l'énergie joueront également un rôle central, fournissant l'électricité à ce système de mobilité électrifiée, utilisant les véhicules électriques comme ressources énergétiques décentralisées et intégrant les véhicules électriques et les bornes de recharge dans les réseaux intelligents.

En fin de compte, les villes contrôleront et réguleront la mobilité urbaine. En collaboration avec les fournisseurs de mobilité, les constructeurs automobiles et le secteur de l'énergie, elles élaboreront les politiques et les décisions qui catalyseront cette transformation et offriront une mobilité propre, abordable et sûre à leurs populations urbaines.

Bien avant qu'on le pense, les voyageurs utiliseront leurs portables pour appeler des robots-taxis entièrement autonomes. Ces robots iront les chercher et les conduiront à la station de métro la plus proche, où ils emprunteront la rame suivante pour aller travailler dans le centre-ville. Ces véhicules à zéro émission seront électriques, alimentés par l'énergie solaire ou éolienne. Nous pensons réellement que cette transformation est pour bientôt. Elle promet de changer le marché de la mobilité, et bien plus encore.

Au cours des cinq prochaines années, les villes commenceront à transformer leurs systèmes de transport en commun, afin de relever le double défi de l'encombrement du trafic et du changement climatique. En utilisant des taxis autonomes avec des capacités et des taux d'utilisation significativement plus élevés et intégrés aux systèmes d'optimisation du trafic, les villes pourraient réduire le nombre de voitures dans leurs rues de plus de 40 %.

Selon un scénario optimiste, une ville comme Berlin pourrait utiliser des robots-taxis pour transporter jusqu'à 60 % de ses passagers. Des changements comme celui-ci apporteraient une mobilité propre, abordable et sûre aux résidents d'une ville.

Un scénario plus probable prévoit que les véhicules autonomes représenteront 2 % des ventes de véhicules neufs dans le monde d'ici 2025, pour atteindre 8 % d'ici 2030. Si le coût des voitures autonomes baisse plus rapidement et que les villes introduisent aussi de nouveaux systèmes de mobilité plus vite, les véhicules autonomes pourraient représenter 30 % ou plus du marché d'ici 2030.

Politiques et investissements

La législation sera un catalyseur essentiel de cette transformation, à mesure que les villes et les pays s'engagent à réduire les émissions de carbone. La règlementation augmentera la pression sur les véhicules à moteur à combustion interne (MCI), et créera des mesures incitatives en faveur des voitures à zéro émission, telles que les véhicules électriques (VE) alimentés par batterie. Certaines villes interdiront les MCI dans leurs quartiers les plus encombrés et pourraient limiter ces zones à des véhicules partagés. Ces changements de règlementation ouvriront la voie à une utilisation accrue des taxis électriques autonomes.

Dans le même temps, les entreprises de l'automobile et de la technologie investissent de manière substantielle dans les logiciels et les équipements nécessaires à l'automatisation complète de la mobilité urbaine (niveaux 4 et 5 de l'échelle de la Society of Automotive Engineers). Certaines entreprises testent déjà des véhicules autonomes en ville.

Waymo, une filiale d'Alphabet, a d'ores et déjà effectué des tests de conduite autonome sur plus de six millions de kilomètres. General Motors veut également prendre le train en marche. L'entreprise prévoit une augmentation substantielle des revenus générés au cours de la vie d'une voiture. L'acquisition par Daimler de mytaxi, une société de mobilité exploitant une application mobile, souligne l'importance des plates-formes dans ce nouvel écosystème.

Image : Business Insider/ Uber

Le comportement des consommateurs évolue également, les jeunes montrant moins d'intérêt à posséder une voiture ou le permis de conduire. Depuis 2000, le nombre de propriétaires de voitures a chuté dans certains pays. L'urbanisation est également un facteur important, car les voyageurs cherchent des moyens de transport alternatifs et intégrés. Cela favorise encore l'émergence des robots taxis.

Les constructeurs automobiles et les fournisseurs d'électricité

Les constructeurs automobiles se préparent à cette transformation. Ils reconnaissent que cela transférera une partie des profits de la fabrication vers les technologies et les services, comme les batteries, les services de mobilité et les logiciels qui conduisent les voitures et gèrent les réseaux de mobilité. Au fur et à mesure qu'ils étendront leurs activités pour devenir des fournisseurs de services de mobilité, les constructeurs automobiles géreront et assureront l'entretien de grandes flottes de robots-taxis.

Les fournisseurs d'électricité verront les flottes de véhicules électriques comme une autre ressource énergétique décentralisée et numérisée, capable de fournir une alimentation flexible susceptible d'aplanir les pics de demande et de réduire les investissements dans l'infrastructure. Ces entreprises joueront également un rôle important dans l'installation de stations de recharge ultrarapides et dans la gestion de l'énergie des bâtiments et des microréseaux connectés aux flottes de véhicules électriques.

Enfin, des sociétés technologiques comme Uber, Lyft et Didi ont accepté d'enregistrer de lourdes pertes pour se positionner en tête des services de mobilité, que ce soit en tant que propriétaires de plateformes ou opérateurs de flottes de robots-taxis. Elles continueront à être en concurrence pour gagner des parts de marché.

Coopération publique-privée : la clé du succès

Bien que le sens de la marche vers ce changement semble clair, la vitesse de la transition est incertaine. De plus en plus d'acteurs sont susceptibles d'entrer sur le marché à mesure que les opportunités se présenteront. Les gagnants de cette bataille seront sans doute ceux qui sauront évoluer rapidement, former les partenariats essentiels et se positionner sur les services à forte marge de la chaîne de valeur. Ceux qui pourront fournir des solutions intégrées sont susceptibles d'acquérir un avantage concurrentiel.

Les services publics et d'autres entreprises du secteur de l'énergie joueront également un rôle central, fournissant l'électricité à ce système de mobilité électrifiée, utilisant les véhicules électriques comme ressources énergétiques décentralisées et intégrant les véhicules électriques et les bornes de recharge dans les réseaux intelligents.

En fin de compte, les villes contrôleront et réguleront la mobilité urbaine. En collaboration avec les fournisseurs de mobilité, les constructeurs automobiles et le secteur de l'énergie, elles élaboreront les politiques et les décisions qui catalyseront cette transformation et offriront une mobilité propre, abordable et sûre à leurs populations urbaines.