Bonsoir à tous.

Merci, Borge, pour cet accueil chaleureux. C’est un honneur pour moi d’être ici, à Davos.

Je tiens également à remercier nos sept coprésidentes de cette année : Sharan, Fabiola, Isabelle, Christine, Ginni, Chetna et Erna.

Avant de commencer, vous ne serez sans doute pas surpris d’apprendre que mon discours d’aujourd’hui portera sur l’importance des valeurs progressistes dans le contexte de la mondialisation.

À ce propos, je suis heureux d’annoncer aujourd’hui que le Canada et les dix autres membres restants du Partenariat transpacifique ont conclu leurs discussions à Tokyo, au Japon, relativement à l’établissement d’un nouvel Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).

L’accord conclu à Tokyo aujourd’hui est un bon accord. Notre gouvernement a défendu les intérêts canadiens et cet accord est conforme à nos objectifs, qui consistent à créer et à maintenir la croissance, la prospérité et des emplois bien rémunérés pour la classe moyenne, aujourd’hui et pour les générations à venir.

Nous sommes heureux des progrès que nous avons réalisés en vue de rendre cet accord plus progressiste et plus avantageux pour les Canadiens en ce qui a trait à la propriété intellectuelle, à la culture et au secteur de l’automobile‎.

Le commerce contribue à renforcer la classe moyenne, mais, pour ce faire, nous devons veiller à ce que les avantages qui en découlent soient ressentis par tous nos citoyens, et non par seulement quelques‑uns d’entre eux. L’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste est un nouveau pas dans cette direction.

J’aimerais également remercier personnellement le premier ministre Abe d’avoir accueilli les récents pourparlers ainsi que du leadership qu’il a exercé en vue d’atteindre cet excellent résultat.

Aujourd’hui est un grand jour pour le Canada et pour le commerce progressiste.

La dernière fois que j’étais ici, au Forum économique mondial, c’était en 2016, deux mois après mon assermentation en tant que premier ministre. Même si cela ne semble pas si lointain, dans cette nouvelle ère de changements perpétuels dans laquelle nous vivons, deux ans paraissent comme toute une vie.

Pensez-y : le rythme des changements n’a jamais été aussi rapide, mais il ne sera plus jamais aussi lent que maintenant. Cette prise de conscience amène avec elle d’énormes opportunités et un immense potentiel.

La technologie a toujours été porteuse de promesses : une meilleure qualité de vie, des innovations, des produits remarquables. Pensez à la progression qui nous a menés de la machine à vapeur à l’électricité et aux ordinateurs.

Mais elle donne également lieu à des changements culturels importants sur les plans social, économique et politique. L’étape actuelle, dont l’automatisation et l’intelligence artificielle sont des exemples évidents, révolutionnera complètement le monde du travail. De plusieurs façons, elle l’a déjà fait.

Je sais que, en tant que chefs d’entreprises, vous voyez ces avancées comme étant à la fois stimulantes et complexes. Vous êtes inquiets de la rapidité avec laquelle nos modèles d’affaires actuels sont perturbés, et vous avez tout à fait raison.

Mais si vous êtes inquiets, imaginez-vous comment se sentent ceux qui ne sont pas ici dans cette salle. Pensez aux travailleurs, à ceux qui ne bénéficient pas des avantages de la croissance économique, aux hommes et femmes ordinaires qui tentent de s’agripper aux échelons du monde du travail, sans même les gravir. Pour ces gens-là, la technologie est un avantage dans leur vie quotidienne, mais elle représente aussi une menace.

Ces dernières années, nous avons constaté les conséquences de l’inégalité et de l’incertitude économique à travers le monde. Nous avons été témoins d’une agitation entraînée par la peur et l’inquiétude. La peur de ce qu’un monde en évolution rapide signifie pour les travailleurs et leurs familles, pour ceux qui éprouvent déjà des difficultés dans le contexte économique actuel.

Cette peur, cette inquiétude, est légitime. Plusieurs ont été victimes d’exploitation; ils ont perdu leur emploi et leur moyen de subsistance.

En tant que gouvernements et entreprises, nous n’en avons pas fait assez pour résoudre ces problèmes. Au cours des dernières décennies, les citoyens et les travailleurs ont exigé des changements, mais trop souvent, nous avons ignoré leurs plaidoyers.

Trop de politiciens sont devenus déconnectés; ils refusent d’écouter véritablement ceux qu’ils représentent et ils choisissent les gains à court terme plutôt que les solutions concrètes à long terme.

Trop d’entreprises font passer les profits avant le bien‑être de leurs travailleurs. L’écart entre les riches et les pauvres est stupéfiant. En même temps, certaines entreprises évitent de payer leurs impôts et réalisent des profits record, tout en réduisant les prestations destinées à leurs employés.

Cette approche ne peut plus tenir la route. Cette approche ne tiendra pas la route.

Les gens se sentent à l’écart. Ils sont fâchés et blâment les secteurs public et privé. Nous sommes témoins d’un moment important – nous ne pouvons pas répéter les erreurs du passé.

La croissance économique doit générer des retombées réelles pour nos communautés. Les accords commerciaux doivent, tous les jours, offrir de meilleures occasions à nos citoyens. Et les entreprises doivent prendre au sérieux leurs obligations à l’égard des travailleurs qui sont à leur service, et à l’égard des communautés qui les appuient.

Le monde des affaires entre dans une nouvelle ère. Vous devez redonner. Vous devez faire partie de la solution. Si vous ne me croyez pas, vous n’avez qu’à écouter Larry Fink.

Dans sa dernière lettre annuelle à l’intention des chefs d’entreprises, Larry a écrit : "la société exige que les organismes des secteurs public et privé aient un objectif social. Pour prospérer au fil du temps, les entreprises doivent non seulement avoir un bon rendement sur le plan financier, mais aussi démontrer qu’elles apportent une contribution positive à la société. Les entreprises doivent être profitables pour tous les intervenants, y compris leurs actionnaires, leurs employés, leurs clients et les communautés dans lesquelles elles mènent leurs activités."

Bien entendu, je comprends que le fardeau du changement est lourd. On ne peut pas s’attendre à ce que vous guérissiez tous les maux de la terre. Mais nous n’irons nulle part si nous restons en arrière, en espérant que d’autres entreprises, ou même d’autres pays, se portent volontaires et prennent les devants. Nous devons mener la charge. Chacun d’entre nous doit mener la charge.

Des forums comme celui-ci nous donnent l’occasion de discuter de la meilleure façon dont nous pouvons travailler ensemble pour remplir notre devoir de servir.

Nous ne pouvons pas négliger notre responsabilité à l’égard des personnes qui importent le plus – celles qui ne sont pas ici, à Davos, et qui n’y viendront jamais. Ce sont ces personnes-là pour qui nous travaillons. Ce sont ces personnes-là qui doivent être notre priorité.

Si nous ne faisons rien et si notre stratégie consiste à ne rien changer, les systèmes deviendront défaillants, et nous échouerons tous.

Nous savons tous que pour être concurrentiel dans le contexte économique actuel, le changement est primordial.

Et il existe une volonté populaire de voir des changements, et ce, depuis toujours. Mais c’est à nous de changer et de passer à l’action.

Nous savons ce que nous devons faire. Le temps est plus que venu pour nous d’écouter, d’apprendre et enfin, de mener la charge.

Bien entendu, ce genre de changement sociétal profond peut nous paraître gigantesque et nous mener à nous demander par où commencer.

C’est pourquoi j’aimerais me concentrer sur un changement fondamental que chaque dirigeant dans cette salle peut entreprendre immédiatement.

C’est un changement dont j’ai fait un élément central de mon leadership.

Et c’est un changement qui est au cœur de la rencontre de cette année, grâce au leadership de nos sept extraordinaires coprésidentes: je parle du besoin d’embaucher, de promouvoir et de maintenir en poste plus de femmes.

Et ce n’est pas seulement parce que c’est la bonne chose à faire ou parce que c’est un geste sympathique, mais bien parce que c’est un geste intelligent.

Au Canada, comme partout dans le monde, une grande partie de la croissance économique et de la population active à laquelle nous avons assisté au cours des nombreuses décennies passées est attribuable aux femmes qui sont entrées et qui ont transformé le marché du travail.

Mais il y a encore place à l’amélioration et d’énormes avantages à tirer.

McKinsey estime qu’en réduisant l’écart entre les sexes au Canada, nous pourrions ajouter 150 milliards de dollars à notre économie d’ici 2026.

Les recherches démontrent que les entreprises qui comptent des femmes dans leur conseil d’administration ou dans des postes de direction importants affichent un meilleur rendement.

En effet, le Peterson Institute for International Economics a conclu qu’une augmentation de 0 à 30 % de la proportion des femmes au sein des postes de direction se traduit par une hausse de rentabilité de 15 %.

Des estimations récentes nous poussent à penser que la parité des sexes sur le plan économique pourrait permettre d’accroître le PIB des États‑Unis de 1,75 billion de dollars. Et en Chine? La hausse du PIB pourrait atteindre 2,5 billions de dollars, ce qui représente plus que la valeur de l’économie canadienne.

Mesdames et Messieurs, embaucher, promouvoir et retenir plus de femmes se traduit non seulement par une augmentation de vos profits, mais aussi par une plus grande diversité d’idées. En effet, l’inclusion des femmes a le pouvoir d’amener l’innovation à un autre niveau et de faciliter la résolution des conflits.

Encouragez la participation des femmes, et vos entreprises, tout comme vos communautés, seront plus fortes.

Lorsque nous parlons d’accroître la participation des femmes sur le marché du travail, la question de l’équité salariale est soulevée, et avec raison, puisque cette question est d’une importance vitale.

Au Canada, nous irons de l’avant cette année avec une loi visant à assurer un salaire égal pour un travail égal au gouvernement fédéral.

Je suis certain que quelques-uns d’entre vous sont en train de se dire : « J’ai déjà mis en place des politiques qui visent à assurer l’équité salariale. Je ne suis donc pas concerné. »

Alors, bien que j’applaudisse vos efforts à cet égard, cela pourrait ne pas suffire. Les efforts que notre gouvernement déploie pour promouvoir l’équité salariale sont importants, mais ils ne sont qu’une première étape.

Parce qu’un salaire égal pour les femmes ne se traduit pas nécessairement par des opportunités égales, un traitement égal ou un sacrifice égal à celui que font les hommes.

Accorder à une femme le même salaire qu’à un homme ne résout pas les enjeux liés à la planification familiale, aux promotions et à la sécurité d’emploi.

Les femmes font plus de travail à temps partiel, et plus de travail non rémunéré, que les hommes. Comment faire pour redresser la situation?

Lorsqu’on pousse l’argument un peu plus loin, lorsqu’on va véritablement au fond des choses, on constate qu’il existe de nombreux obstacles auxquels les femmes sont confrontées en milieu de travail. Pour éliminer ces barrières, il faudra travailler encore plus fort, faire preuve de leadership et vouloir réellement changer la nature du travail tel que nous le connaissons.

Qu’est-ce que ça veut dire? Que pouvons-nous faire? Comment accroître la représentation des femmes au sein des entreprises? Et, surtout, comment faire pour les maintenir en poste?

Eh bien, nous devons fondamentalement changer la culture d’entreprise de façon à ce que les femmes se sentent accueillies, soutenues et valorisées.

Voici par où commencer.

Le temps est venu d’examiner attentivement les politiques relatives au congé parental et à la garde d’enfants. Nous devons encourager les femmes, ainsi que les hommes, à prendre les meilleures décisions pour leur situation familiale. Au Canada, nous offrons aux parents un plus grand nombre d’options pour ce qui est des congés parentaux, et nous avons investi des milliards de dollars dans des services de garde d‘enfants abordables et de grande qualité.

Nous avons aussi introduit un nouveau système de prestations pour enfants qui donne aux parents à moyen et à faible revenu plus d’argent à chaque mois pour les aider à assumer les coûts élevés au fait d’avoir des enfants.

Et puisque la nouvelle allocation canadienne pour enfants donne plus d’argent à ceux qui en ont le plus besoin, l’impact financier pour les mères monoparentales est significatif. L’année dernière, presque 90 % des mères monoparentales qui recevaient l’Allocation canadienne pour enfants gagnaient moins de 60 000 dollars et ont reçu autour de 9 000 dollars sous forme de chèques de prestation non-imposables.

Et soyons clairs : l’aide apportée à ces familles a été l’un des principaux moteurs de la récente croissance économique du Canada.

Les entreprises devraient mettre en place une politique officielle sur la diversité des sexes et faire du recrutement de candidates une priorité. Vous vous rappellerez peut‑être qu’en 2015, nous avons formé le premier conseil des ministres paritaire de l’histoire de notre pays. Les opposants habituels ont soulevé des critiques. Cela dit, deux ans plus tard, Chrystia Freeland et Maryam Monsef, qui sont ici cette semaine, ainsi que leurs collègues féminines du Cabinet, servent leur pays avec grande distinction et ont relevé le niveau des prises de décision et des débats pour tout le monde au sein du Cabinet et du gouvernement.

En tant que chefs d’entreprises, envisagez la possibilité de respecter la parité des sexes dans votre conseil d’administration ou dans vos équipes de projet.

Chaque fois que nous cherchons à embaucher une nouvelle personne, nous devrions identifier autant de candidates que de candidats. Au Canada, lorsque nous cherchons à remplir des postes, nous cherchons à recruter des personnes qui reflètent la diversité de notre pays.

Et nous devons rendre les comptes sur les efforts que nous déployons de façon ouverte et transparente. En fait, nous sommes sur le point d’adopter une loi qui obligerait les entreprises constituées en vertu d’une loi fédérale à divulguer de l’information au sujet de leurs politiques en matière de diversité. Par exemple, cela inclurait la proportion hommes‑femmes de leur conseil d’administration et de leur haute direction.

Quelques autres points à améliorer?

Nous devons comprendre que la responsabilité de prendre soin des aînés ou des proches malades revient souvent aux femmes. Alors, la création d’un programme pour les aidants naturels qui contribuerait à réduire les difficultés financières engendrées par une absence au travail est une option à envisager.

Et nous devons reconnaître que des aspects de l’intersectionnalité entrent toujours en ligne de compte et qu’ils nécessitent une attention particulière. Voici un exemple : en 2016, parmi les femmes récemment nommées aux conseils d’administration des entreprises de Fortune 500, 77 % étaient blanches. La race, la religion, l’orientation sexuelle et la situation socio‑économique sont seulement quelques‑unes des formes de discrimination supplémentaire auxquelles les femmes font face.

Et finalement, en voici une autre très importante :

Les mouvements « Moi aussi », « Et maintenant » et la Marche des femmes témoignent du besoin de tenir une discussion cruciale sur les droits des femmes, l’égalité des sexes et les dynamiques du pouvoir liées au genre. Le harcèlement sexuel, par exemple, dans les entreprises comme au gouvernement, est un problème systémique et inacceptable. En tant que leaders, nous devons agir pour démontrer qu’effectivement, c’est maintenant assez.

Un processus connu et bien établi devrait être en place pour déposer des allégations de harcèlement en milieu de travail. Lorsque nous recevons des plaintes de harcèlement, nous devons les prendre au sérieux.

Et lorsque les femmes font entendre leur voix, nous avons la responsabilité d’écouter et surtout, de croire.

Chers amis, ne traitez pas ces exemples comme étant des alternatives modestes et fragmentaires. Traitez ces exemples comme étant un changement fondamental de la façon dont nous faisons les choses.

En tant que gouvernements et en tant qu’entreprises, on nous confie une plateforme et une voix.

Utilisons-les.

L’année dernière, nous avons mis sur pied le Conseil canado‑américain pour l’avancement des femmes entrepreneures et chefs d’entreprises avec nos voisins américains. Le Conseil vient de publier un rapport important, le premier de cinq, qui porte sur le besoin de soutenir et de faire croître les entreprises dirigées par des femmes.

Cette année, le Canada préside le G7, dont le sommet aura lieu dans Charlevoix, au Québec. L’avancement des femmes sur les plans social, politique et économique est un aspect important de notre présidence. L’égalité des sexes et l’analyse comparative entre les sexes seront intégrées dans l’ensemble des thèmes, des activités et des résultats de notre présidence du G7 – y compris dans les réunions ministérielles et lors du Sommet des dirigeants du G7.

Et je suis heureux d’annoncer que Melinda Gates et Isabelle Hudon seront les coprésidentes du Conseil consultatif pour l’égalité des sexes du G7.

Ces deux femmes sont des chefs de file d’envergure mondiale pour l’avancement de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles, et elles s’assureront que l’égalité des sexes demeure une priorité dans tout ce que nous faisons au G7 cette année.

En 2018, le Canada accueillera également le Sommet Fortune Most Powerful Women, et en 2019, la conférence de Women Deliver à Vancouver. Il s’agit du plus grand rassemblement du monde portant sur la santé, les droits et le bien-être des femmes et des filles.

Ce sont seulement quelques exemples de mesures que nous adoptons pour attirer l’attention régulièrement et fréquemment sur le potentiel inexploité des femmes et des filles à travers le monde.

Je ne dis pas que nous avons toutes les réponses. Au Canada, nous avons besoin de plus de femmes en politique, dans les conseils d’administration ainsi que dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg.

Donc en réfléchissant à tout cela, laissez-moi vous poser la question suivante. Quels sont vos propres défis? Et que faites-vous pour les relever?

Mesdames et Messieurs, nous avons tous le pouvoir d’embaucher, de promouvoir et de retenir des femmes, aujourd’hui, dès maintenant.

Un plus grand nombre de femmes dans des postes de direction permettra non seulement de faire croître notre économie, de créer des emplois et de renforcer nos communautés, mais favorisera également l’innovation et le changement en milieu de travail – l’innovation et le changement dont les travailleurs ont besoin.

Partout dans le monde, nous sommes témoins d’une agitation palpable, qui n’est pas sur le point de disparaître. Nous vivons dans une époque marquée par l’incertitude. Nous avons la responsabilité de gérer les préoccupations très réelles des citoyens de nos pays.

La seule façon d’y arriver, c’est en écoutant. Si nous écoutons nos travailleurs et nos citoyens, nous pourrons élaborer des solutions qui fonctionnent et qui durent.

Les personnes qui se trouvent dans cette salle sont très privilégiées. Nous devons à la société d’utiliser notre privilège pour le bien de tous.

Nous devons nous poser la question suivante : Voulons-nous vivre dans un monde où les riches se cachent dans leurs enclaves bien gardées pendant que ceux qui les entourent souffrent?

Ou voulons-nous contribuer à bâtir un monde enraciné dans le principe de l’égalité?

Parce qu’en ce moment, nous courons le risque bien réel de laisser à nos enfants un monde moins juste que celui dont nous avons hérité de nos parents.

Et je sais que nous pouvons faire beaucoup mieux que cela.

Tout progrès nécessite beaucoup de travail.

Mais si nous pensons grand et si nous travaillons ensemble, nous construirons un monde meilleur.

Merci.