Dans le monde moderne, grâce à internet et aux réseaux sociaux, l’accès à l’information est devenu si aisé que la difficulté ne repose plus sur la capacité de trouver une réponse mais sur le développement de compétences de recherche et de synthèse permettant d’optimiser le temps mis pour trouver la réponse la plus pertinente. L’apprentissage des usages de cet espace numérique peut être complexe car une multitude d’outils sont à disposition.

Philippe Halsman, un célèbre photographe, disait « Dieu merci je ne connaissais pas les règles de la photographie ! Si je les connaissais, je n’aurais pas été aussi créatif ». Dans cet univers, la capacité d’identifier les bonnes boussoles est devenue primordiale. Avec un smartphone, une tablette ou tout autre matériel permettant de se connecter à Internet, l’information est probablement devenue trop facilement accessible du bout des doigts ou grâce à la magie de la voix. Face à l’infobésité, le tri sélectif est impératif. Grâce à la technologie, le paradigme de l’accès à la connaissance a été bouleversé mais avec elle il est devenu tellement vaste que les erreurs sont possibles. Tel un photographe, il faut savoir être patient et trouver le bon angle pour capturer la bonne image.

Observer

Aujourd’hui, l’information vit en permanence. Au fil du temps, elle évolue. Face à ces flots continus, chacun doit apprendre à se positionner correctement, à analyser les retours que lui procure un moteur de recherche ou un réseau social pour déterminer la pertinence des résultats obtenus. Un photographe doit sans cesse s’entraîner, savoir régler sa focale, trouver le bon éclairage pour continuer de progresser et apprendre sans cesse. Philippe Halsman disait également « Chaque visage que je regarde me semble cacher le mystère d’un autre être humain. Capter cette révélation est devenu le but et la passion de ma vie ».

Face aux retours d’une recherche, il faut conserver de la distance et un regard critique. Sur un mot donné, sur un hashtag interrogé, les résultats proposés sont issus d’une optimisation d’un algorithme biaisé par des habitudes de navigation ou de recherches précédentes. Un résultat ayant plusieurs jours, mois ou années est-il toujours si pertinent même s’il est proposé en premier ? Un meilleur SEO procure un tel avantage de positionnement que, face à cette situation, il faut savoir conserver son indépendance et son sens critique.

S’appuyer sur des relais

Dans l’espace numérique, de nombreux comptes relaient des informations pertinentes. Ces « têtes de nœuds » des réseaux modernes se découvrent au fil du temps par la qualité des filtres qu’ils positionnent en fonction de leurs lignes éditoriales. La patience est nécessaire pour maîtriser l’art de l’exploitation de ces relais. Face à l’information obtenue « facilement » dans de nombreux moteurs de recherche, ces relais offrent un accès à des sources qualitatives mais ignorées autrement. Les réseaux sociaux sont devenus des compléments indispensables des outils de recherches traditionnels. Même les médias savent de plus en plus y jouer leurs propres symphonies pour éclairer différemment l’œil des lecteurs et se transformer en porte d’accès aux savoirs.

S’ouvrir

De plus en plus, le monde balaye les frontières traditionnelles et offre un espace de découverte sans contrainte ni limite. Philippe Halsman indiquait que « Lorsque vous demandez à une personne de sauter, son attention est essentiellement portée sur l’action de sauter et le masque tombe, révélant la vraie personnalité. » Les fils d’informations évoluent continuellement. La masse à traiter est devenue si importante que l’importance d’être créatif pour y picorer le bon élément est devenu une qualité hors norme. En tissant des liens, en sachant passer les obstacles, les plus simples de ces résultats trop facilement offerts sont à oublier. Sans cesse, il faut se questionner sur les résultats et ne jamais penser qu’une seule réponse est un aboutissement. La diversité des solutions proposées permet de faire tomber les masques quand c’est nécessaire. Face à l’évolution des technologies, face à ces guides algorithmiques qui prolifèrent, le naturel et le spontané sont encore une voie possible pour trouver une sortie dans ces labyrinthes qui peuvent enfermer dans une vision unique et déformée.