Les femmes ont plus de difficultés à trouver des investisseurs. Elles lèvent également moins d’argent que leurs homologues masculins. Pourtant, leurs start-up sont plus rentables, selon une étude du Boston Consulting Group (BCG) publiée en ce mois de juin.

Quand les femmes sont au commandes, les entreprises sont d’autant plus rentables. C’est ce qui ressort d’une étude menée par le cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG). Sur un corpus de 350 entreprises – dont 258 créées par des hommes et 92 par des femmes – il apparaît que celles fondées ou cofondées par des femmes rapporteraient 78 centimes par dollar investi, contre seulement 31 centimes pour les entreprises lancées par des hommes.

Selon le rapport Why Women-Owned Startups Are a Better Bet, les femmes partent pourtant avec un certain retard : elles reçoivent en moyenne 935 000 dollars quand les hommes lèvent 2,12 millions de dollars au premier tour de table.

Autre chiffre, en 2017, 14,5% des start-up qui ont levé des fonds étaient dirigées par des femmes, contre 13% l’année précédente, selon le baromètre StartHer-KPMGrévélé fin mars 2018.

Plus d’efficacité, plus de chiffre d’affaires

Malgré cet écart conséquent, les start-up gérées par des femmes génèrent 10% de chiffre d’affaires en plus sur une période de cinq ans, soit 730 000 dollars contre 662 000 en moyenne pour les entreprises menées par des hommes.

Côté efficacité, à savoir la transformation d’un dollar d’investissement en un dollar de revenu, les entreprises fondées par des femmes seraient des investissements financiers bien plus intéressants : en effet, pour chaque dollar de financement, ces start-up génèrent 78 contre 31 centimes pour les hommes.

Des éléments qui pourraient faire tomber quelques préjugés sur les femmes entrepreneures. Reste à convaincre ces messieurs les investisseurs. Comme le souligne notre confrère des Echos, 92% des associés dans les plus grandes firmes de capital investissement sont des hommes. Ceci explique peut-être cela.