En début de semaine, des pluies torrentielles se sont abattues sur l’Aude causant des inondations dévastatrices et meurtrières, le dernier bilan faisant état d’une dizaine de victimes. De nombreux habitants ont également perdu leur voiture et d’autres ont vu leur logement ravagé, les infrastructures du département ont beaucoup soufferts : ponts arrachés, routes éventrées et canalisations brisées.
D’après les experts du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes les pertes économiques liés aux catastrophes climatiques sont montées en flèche au cours des vingt dernières années. Les États-Unis, qui viennent de subir le passage destructeur de l’ouragan Michael, enregistrent les pertes économiques absolues les plus élevées sur la période 1998-2017 avec 944,8 milliards de dollars. La France est tout de même le 10ème pays au monde ayant subi les pertes les plus élevées avec un montant de 43,3 milliards de dollars (soit environ un peu plus de 37 milliards d’euros). Néanmoins, les pays dont les économies sont les plus sévèrement touchées sont Haïti et Porto Rico où ces pertes représentent respectivement 17,5 % et 12,2 % du PIB national.
Au cours de la période de vingt ans allant de 1998 à 2017, le montant total des pertes mondiales liées au climat, comme les tempêtes, sécheresses, inondations ou encore vagues de chaleur s’élève à 2,25 billions de dollars. Cela représente une augmentation de 151 % par rapport à la période de 1978 à 1997 où les catastrophes climatiques avaient entraîné des pertes économiques estimées à 895 milliards de dollars.