La probabilité d'être flashé pour une infraction au code de la route, vitesse excessive ou passage au feu rouge, varie d'un pays à l'autre du réseau routier européen. Elle dépend, entre autre, du nombre de radars routiers ramené à la superficie du territoire.
Comme le montre le graphique Statista basé sur les données de SCDB.info, les radars sont particulièrement courants en Belgique où on en dénombre plus de 60 pour 1 000 km². Le plat pays est en effet près de 18 fois moins étendu que la France métropolitaine et compte un total de 2 076 radars, contre 3 439 dans l'Hexagone. Les plus répandus sont les radars de vitesse : 2 411 sont par exemple installés sur les routes françaises en février 2019, soit 70 % du total. Avec une densité de 6,3 radars pour 1 000 km², la France compte une densité de radars routiers finalement assez faible comparée à ses voisins européens. L'Italie est le pays européen qui en a installé le plus (10 175 radars) ce qui lui confère une densité de près de 34 radars pour 1 000 km².
Bien entendu, la densité des radars routiers est une moyenne statistique qui peut être largement dépassée dans les zones urbaines, alors qu'elle peut être inférieure dans les zones rurales. Aussi, les petits pays ont tendance à avoir une moyenne élevée. Malte ne compte par exemple que 21 radars sur une superficie de 316 km² et l'île se retrouve ainsi avec une des densités les plus élevées.