Ces réunions interminables dans lesquelles on s’ennuie mortellement et où le temps semble passer à une lenteur cruelle ne sont pas une fatalité. En favorisant l’efficacité et la communication en entreprise, les nouveaux outils numériques libèrent le travail de son organisation traditionnelle, parfois très étriquée. Une nouvelle organisation 2.0 à laquelle les salariés semblent s’adapter selon un sondage du Baromètre Digital Workplace Julhiet Sterwen*.

73 % des salariés pensent que les évolutions numériques sont positives pour leur entreprise. Alors que longtemps le spectre d’une intelligence artificielle qui détruirait les emplois a pesé sur le monde du travail, ce sondage devrait rassurer les humeurs chagrines. Si l’entreprise a été bouleversée par la révolution digitale, elle a su s’adapter. Un tiers des salariés sondés considèrent avoir une meilleure capacité d’adaptation au travail : avec 51 % d’entre eux qui préfèrent les nouveaux logiciels et 48 % qui utilisent de nouveaux équipements (software et hardware). Seul bémol et pas des moindres, 55 % d’entre eux (contre 47 % en 2017) nourrissent le sentiment de ne pas être assez accompagnés dans leur apprentissage, qu’il s’agisse des outils numériques ou de l’organisation elle-même.

Pour coordonner ces nouveaux modes de travail, avec notamment l’extension du télétravail, l’externalisation ou le recours plus massif aux talents extérieurs, le rôle du manager doit évoluer… À l’ère du web 2.0, il doit «proposer de véritables stratégies numériques tout en étant capable de répondre rapidement aux différentes demandes, que ce soit en interne ou en externe.»*.
Le manager 2.0 est né ! Avec pour mission principale de rendre les employés concernés par le monde digital de leur entreprise.

Si 77 % des managers disent avoir compris l’importance de développer de nouvelles compétences via le digital, le sondage pointe également que ce sont les millennials, « tombés dedans quand ils étaient petits », les mieux placés pour opérer ce tournant professionnel : 28 % des managers millennials (contre 19 % des séniors) savent par exemple mieux déléguer leurs taches à un assistant virtuel.

Tour à tour manager et coach, le manager 2.0 s’éloigne définitivement de l’image du chef autoritaire et incarne un genre nouveau : une sorte de « facilitateur » à l’énergie contagieuse qui, selon Hélène Aubry Denton, coach et directrice de l’IDC**, ” encourage l’essai et reconnaît le droit à l’erreur “. Un manager soucieux de ses collaborateurs dont le bien-être est désormais au cœur des valeurs de toute entreprise innovante.