La Quatrième révolution industrielle a eu un effet stupéfiant sur certaines industries. Des soins de santé à la vente au détail en passant par l'agriculture, divers secteurs ont radicalement changé la façon dont ils stockent les données, extrapolent les leçons qu'ils en tirent, puis mettent en œuvre de meilleures pratiques en conséquence ; qu'il s’agisse du bon moment pour planter les cultures ou de décider combien de jupes ils doivent fabriquer.

Grâce à l'automatisation, à l'intelligence et à la personnalisation, la technologie n'a pas seulement fait progresser ces industries, elle leur a fait faire un bond en avant. Mais bien que le secteur des services financiers ait utilisé la technologie pour moderniser son infrastructure, lorsqu'il s’agit d’utiliser des innovations déclenchées par la Quatrième Révolution industrielle au profit des consommateurs, il n'en est encore qu'à ses balbutiements.

Pour une industrie qui, l’on suppose, s'est développée sur des milliers d'années et qui offre de fortes incitations économiques à moderniser et à optimiser sa performance, il est plutôt étonnant de constater que le secteur des services financiers n'est pas davantage axé sur la technologie. Pourquoi est-ce important ? Parce qu'un accès facile aux systèmes financiers au sein des groupes démographiques est au cœur de ce qui fait avancer les sociétés, et tant que la technologie financière n'adoptera pas pleinement la Quatrième révolution industrielle, nous n'y parviendrons pas.

D'une certaine façon, le déploiement de la technologie a créé un obstacle à la mise en place de services financiers plus conviviaux et axés sur la technologie. Selon le Financial Times, les algorithmes décident jusqu'à 70 % des transactions boursières. J.P. Morgan, quant à lui, estime que moins de 10 % des sélections de titres sont faites par des particuliers, le reste étant fait à l'aide de formules informatiques quantitatives. Résultat ? Beaucoup moins d'utilisateurs sont engagés sur les marchés financiers, non seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier.

Prenons l'exemple des États-Unis, dont le système financier est l'un des plus largement répandus. Une étude annuelle de la Réserve fédérale a révélé que près de 60 % des Américains ne savent pas dans quoi ils investissent. De plus, un nombre étonnamment faible d'Américains sont engagés sur les marchés, et ce chiffre diminue. En 1989, un peu plus de 5 % des ménages américains détenaient des obligations. Aujourd'hui, ce chiffre oscille autour de 1 %. Une impression demeure : les systèmes financiers, peut-être en partie à cause de la technologie qu'ils utilisent, sont devenus beaucoup plus sophistiqués et des moyens complexes sont maintenant utilisés pour diverses transactions. L’industrie de la finance est considérée comme non seulement étrangère par la plupart des gens, mais aussi opaque dans le meilleur des cas. La technologie devrait pourtant rendre l'utilisateur moyen plus instruit financièrement, et non l’inverse.

Pensez à la façon dont la technologie a transformé les industries de l'immobilier et du voyage. Pendant des années, les professionnels de l'immobilier sont restés fidèles à l'idée que leur industrie diminuerait si l'utilisateur moyen avait davantage accès aux données et aux informations. Les courtiers immobiliers détenaient les clés du royaume et l'accès aux listes de logements, ce qui constituait l'un de leurs principaux pouvoirs de proposition. Il en allait de même pour les agents de voyages qui, par magie, connaissaient les bons sièges à réserver dans l'avion et avaient accès aux meilleures chambres d'hôtel. Les données et les recherches sur Internet ont changé ces deux secteurs lorsque les données agrégées ont permis aux utilisateurs de prendre des décisions plus éclairées. Plutôt que de rétrécir, les deux industries se sont développées. Elles se sont améliorées lorsque l'automatisation et les systèmes ont été Prenons l'exemple des États-Unis, dont le système financier est l'un des plus largement répandus. Une étude annuelle de la Réserve fédérale a révélé que près de 60 % des Américains ne savent pas dans quoi ils investissent. De plus, un nombre étonnamment faible d'Américains sont engagés sur les marchés, et ce chiffre diminue. En 1989, un peu plus de 5 % des ménages américains détenaient des obligations. Aujourd'hui, ce chiffre oscille autour de 1 %. Une impression demeure : les systèmes financiers, peut-être en partie à cause de la technologie qu'ils utilisent, sont devenus beaucoup plus sophistiqués et des moyens complexes sont maintenant utilisés pour diverses transactions. L’industrie de la finance est considérée comme non seulement étrangère par la plupart des gens, mais aussi opaque dans le meilleur des cas. La technologie devrait pourtant rendre l'utilisateur moyen plus instruit financièrement, et non l’inverse.

Pensez à la façon dont la technologie a transformé les industries de l'immobilier et du voyage. Pendant des années, les professionnels de l'immobilier sont restés fidèles à l'idée que leur industrie diminuerait si l'utilisateur moyen avait davantage accès aux données et aux informations. Les courtiers immobiliers détenaient les clés du royaume et l'accès aux listes de logements, ce qui constituait l'un de leurs principaux pouvoirs de proposition. Il en allait de même pour les agents de voyages qui, par magie, connaissaient les bons sièges à réserver dans l'avion et avaient accès aux meilleures chambres d'hôtel. Les données et les recherches sur Internet ont changé ces deux secteurs lorsque les données agrégées ont permis aux utilisateurs de prendre des décisions plus éclairées. Plutôt que de rétrécir, les deux industries se sont développées. Elles se sont améliorées lorsque l'automatisation et les systèmes ont été combinés à l'expertise existante pour aider chacun à prendre de meilleures décisions.

Les sites de réservation tels que Kayak montraient tous les vols, et les utilisateurs pouvaient les réserver facilement en fonction de leurs propres priorités, comme le temps de vol ou le coût. L'immobilier a bénéficié de la même façon de deux des plus grandes caractéristiques de la technologie : la découverte et la livraison.

Ça ne s’applique pas vraiment au marché des services financiers. Les conseillers financiers détiennent encore les clés de nombreux placements en apparence simples. Et si vous vouliez investir dans un fonds négocié en bourse (FNB) qui travaille uniquement avec des diamants extraits de façon éthique ? Cela resterait une recherche difficile. Comment les utilisateurs peuvent-ils facilement comparer les risques, les rendements et les frais associés à un investissement via un instrument financier ?

Il est toutefois encourageant de constater que ce changement est imminent. L'amorce de la Quatrième révolution industrielle pour les industries implique la connaissance, puis la marchandisation, suivie de l'élaboration de bonnes pratiques. Par chance, nous sommes dans la phase de connaissance. Près de la moitié de la population mondiale utilise la technologie mobile pour effectuer des activités bancaires. Ce chiffre augmente de façon spectaculaire chaque année, mais ce qui est plus encourageant, c'est qu'il augmente également dans les pays en développement, qui ont eu recours aux technologies de communication pour créer de nouveaux systèmes bancaires. Il faut espérer que cela incitera les entreprises et les entrepreneurs à créer de nouveaux outils, qui donneront un meilleur accès aux systèmes et outils financiers. Et grâce à un nombre croissant d'utilisateurs de ces outils, l'efficacité de ce marché devrait s'en trouver accrue.

Pourquoi est-ce important ? Intégrer des consommateurs dans l'écosystème financier par le biais de systèmes financiers axés sur la technologie est un moyen pour les pays en développement de rattraper l'Occident - que ce soit grâce à des services bancaires sur téléphone mobile en Tanzanie ou en Afghanistan, ou au travail formidable de Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix, qui offre aujourd'hui des microcrédits par le biais de plates-formes technologiques dans les pays asiatiques en développement. Les pays en développement ont reçu 37 % du total des investissements directs étrangers (IED) mondiaux l'année dernière grâce à la technologie. Ce taux a augmenté de 2 % en Asie, la région qui reçoit le plus de capitaux. Les plates-formes technologiques aident à bâtir l'infrastructure financière, qui établit une économie record, ce qui peut élever considérablement le niveau de vie et alimenter les marchés financiers. La mise en place d'un accès universel et d’une bonne connaissance des outils et des marchés financiers pourrait être l'un des principaux catalyseurs d'une croissance économique forte et mondiale.

Plus important encore, la technologie débloque beaucoup de choses, comme la facilité d'utilisation et une meilleure connaissance, mais aussi la transparence. À mesure que les marchés et les systèmes financiers deviennent plus volatils et complexes, la technologie et les données devraient pouvoir les transformer en un langage plus simple, encourageant davantage de personnes à s'engager ; et plus il y aura d'utilisateurs qui s'engagent sur les marchés financiers, plus ces derniers seront efficaces.