À partir du 1er mars, un index de l'égalité salariale hommes-femmes est mis en place dans les grandes entreprises françaises. Celles qui comptent plus de 1 000 salariés sont désormais tenues de publier leur indice d'égalité basé sur différents critères. L'outil a pour but de réduire les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes qui persistent en France.
Les femmes restent en effet moins bien payées que les hommes, ce qui s'explique aussi par leur surreprésentation dans le secteur des services et parce qu'elles travaillent plus souvent à temps partiel. Selon les dernières données d'Eurostat, la différence moyenne de salaire s’élevait ainsi à 15,2 % en France en 2016.
Loin d’être aussi criantes qu’en Estonie (25,3 %), en République tchèque (21,8 %), en Allemagne (21,5 %) ou au Royaume-Uni (21,0 %), ces inégalités de salaires restent tout de même élevées. La France pourrait donc être inspirée de prendre exemple sur ses voisins belges et italiens, où l’écart salarial hommes-femmes s’établissait respectivement à 6,1 % et 5,3 %.