Les 2 dernières semaines ont été particulièrement agitées (positivement) dans le petit monde des crypto-monnaies puisque le Bitcoin a connu une poussée dont il a le secret (ou plutôt dont un petit nombre a le secret…).

En l’espace de quelques bonds aussi irrationnels qu’excitants, tous les bears sont devenus des bulls, à savoir d’un état (très) pessimiste à un état (trop?) optimiste. Ce spectaculaire rebond relance la nécessité d’une régulation qui devra être, à mon humble avis, tout aussi singulière que ces nouveaux actifs. L’époque où les Etats et autres institutions régulaient par la castration est, je l’espère, révolue!

Petite chronologie de mon…changement d’avis

J’ai découvert puis pleinement intégré le monde des crypto-monnaies il y a environ 3 ans, et, le moins que je puisse écrire est que j’ai clairement retourné ma veste quant à la notion de régulation! Les prochaines lignes ne plairont pas aux maximalistes du Bitcoin et aux libertariens de toutes origines, donc soyez forts! Tout s’est déroulé en 3 volets :

1 – Une première phase m’a été nécessaire pour appréhender ce nouvel écosystème des crypto-monnaies, et bien entendu, car on l’oublie trop souvent, cette nouvelle fantastique technologie qu’est la blockchain. Bien que le principe de base soit simple, ce marché comporte bien des subtilités nichées entre les analyses techniques et les analyses liées aux actualités de telle ou telle actif. Il s’agissait clairement d’une période d’euphorie qui a été grandement entretenue par le bull…dozer des ICO.

Tous les cours « pumpaient » (terme signifiant une forte hausse en quelques minutes/heures) et il s’agissait, pour les crypto-traders, de retirer ses marrons du feu au bon moment. Ici, le temps long n’existe pas, ou si peu. Cette période a été marquée par le pic de décembre 2017 et un BTC flirtant avec les 20 000 dollars (!).

2 – Lors de la deuxième phase, l’heure de la « redescente » (à tous les niveaux) et de la réflexion a sonné. Entre un cours qui s’effondre (signal fort d’une manipulation constante et « très » probable) et des projets ayant levé des fortunes qui ne « livraient » rien, des questions se sont vite posées. Clairement, ma vision s’est confirmée, elle était bel et bien sur du très (très) long terme, et ce, grâce à une technologie aussi exceptionnellement méconnue que globale qui va toucher presque toutes les industries.

N’ayant aucune formation financière (important pour la suite), ma vision est purement technologique et strictement liée aux avantages pour le commun des mortels (gain de temps, sécurité – presque – totale, coût transactionnel très faible,…). De plus, via mon expérience professionnelle accumulée au fil des mois et des projets, j’ai pu deviner un certain différentiel entre la « promesse » d’un projet et le prétendu « résultat »…Le besoin de régulation, un terme pourtant hors de mon scope de réflexion habituel, s’est alors imposé.

3 – De facto, mon analyse est devenue plus fine et plus spécifique à l’aspect financier de la blockchain. A l’heure où des pseudos-gourous, particulièrement nombreux sur Twitter et Reddit, « estiment » que le BTC pourrait valoir entre 100 000 et 250 000 USD sous 5 ans (le détail de ce « calcul » leur appartient…), il serait grand temps de poser des bases à une essentielle régulation.

A ce jour, pour rappel, seules les STO sont régulées (Securities), ce qui n’est aucunement le cas des ICO et des IEO (dont j’apprécie toutefois la mécanique plus « sécurisante » pour les investisseurs que les ICO). Bien entendu, compte tenu de la toxicité de l’économie « traditionnelle » mondiale, il ne serait pas étonnant que les possédants se reportent sur les crypto-monnaies pour trouver un salvateur refuge…

Régulation, oui, mais sous quelle forme?

La technologie avant tout

En ce mois de Mai 2019, beaucoup de chemin a été parcouru dans le monde des crypto-monnaies. Différentes vagues de projets, d’annonces, d’espérances ont émaillé les dernières années, rien de plus normal pour un « marché » aussi jeune, aussi niché et suivi par une poignée d’early adopters à travers le monde.

Ces 3 ans ont aussi été idéaux pour mieux percevoir le potentiel de la technologie des crypto-monnaies et sa passionnante évolution (Proof of Stake, Proof of Work, Scalabilité, etc…). D’un point de vue technologique, le chemin est clairement le bon, et, les (encore trop rares) protagonistes sains font avancer les choses avec pertinence et cohérence (la plupart du temps ;-)).

Adoption de masse liée à une décentralisation essentielle

Toutefois, le rêve de ceux étant là depuis le début (à savoir ceux ayant rejoint cette communauté il y a 3 ans ou plus) n’est autre que l’adoption de masse. D’une part pour que les projets puissent disposer d’une base d’utilisateurs satisfaisante (les fameuses DApps), et, d’autre part pour que les investissements soient massifs (les 230 milliards prétendus de marketcap actuels sont une goutte d’eau dans l’océan financier mondial). Au même titre qu’il s’agit clairement d’une nouvelle forme d’actifs, la régulation doit être tout aussi singulière.

Au-delà de la volonté presqu’anarchiste de certains à vouloir créer un monde parallèle basée sur les crypto-monnaies en concurrence frontale avec les géants du monde réel, il faudra tout de même conserver le sel de cet écosystème : la décentralisation (coucou Ripple!).

Oui, cela va demander un effort plus qu’important aux banques et aux Etats (pour ne citer qu’eux, mais nous pouvons y adjoindre bien des lobbies), mais le paradigme a changé, le monde a changé, et, la blockchain dispose d’un intérêt clé, à savoir la disparition (au moins partielle) des intermédiaires. La blockchain dispose également de tous les ingrédients pour changer le monde du travail (le besoin de codeurs – notamment – est criant), et qui dit travail, dit économie, dit PIB, dit valeur pure. En ce sens, la vision de Juan LLanos est particulièrement intéressante (Politique > Institution > Autorité Publique).

Garder une liberté essentielle à l’innovation

Ce nouvel écosystème dispose de nombreux avantages dont celui, si important, d’innover sans devoir se pourrir l’existence avec les étapes habituelles liées à la création de projet. Ici, une idée, une équipe solide, un document de présentation, obligatoirement un premier MVP, et, hop, la porte est ouverte aux investisseurs.

C’est bien lors de cette dernière étape qu’il faut agir, à savoir respecter les droits des investisseurs (Mt Gox inside) tout en pénalisant les projets ne « jouant » pas le jeu. Depuis 2016, il y a eu trop de projets vides, trop d’équipes bancales, trop de promesses non tenues, trop de manipulations, trop d’exit scams, ce qui a fait du mal à Les 2 dernières semaines ont été particulièrement agitées (positivement) dans le petit monde des crypto-monnaies puisque le Bitcoin a connu une poussée dont il a le secret (ou plutôt dont un petit nombre a le secret…).

En l’espace de quelques bonds aussi irrationnels qu’excitants, tous les bears sont devenus des bulls, à savoir d’un état (très) pessimiste à un état (trop?) optimiste. Ce spectaculaire rebond relance la nécessité d’une régulation qui devra être, à mon humble avis, tout aussi singulière que ces nouveaux actifs. L’époque où les Etats et autres institutions régulaient par la castration est, je l’espère, révolue!

Petite chronologie de mon…changement d’avis

J’ai découvert puis pleinement intégré le monde des crypto-monnaies il y a environ 3 ans, et, le moins que je puisse écrire est que j’ai clairement retourné ma veste quant à la notion de régulation! Les prochaines lignes ne plairont pas aux maximalistes du Bitcoin et aux libertariens de toutes origines, donc soyez forts! Tout s’est déroulé en 3 volets :

1 – Une première phase m’a été nécessaire pour appréhender ce nouvel écosystème des crypto-monnaies, et bien entendu, car on l’oublie trop souvent, cette nouvelle fantastique technologie qu’est la blockchain. Bien que le principe de base soit simple, ce marché comporte bien des subtilités nichées entre les analyses techniques et les analyses liées aux actualités de telle ou telle actif. Il s’agissait clairement d’une période d’euphorie qui a été grandement entretenue par le bull…dozer des ICO.

Tous les cours « pumpaient » (terme signifiant une forte hausse en quelques minutes/heures) et il s’agissait, pour les crypto-traders, de retirer ses marrons du feu au bon moment. Ici, le temps long n’existe pas, ou si peu. Cette période a été marquée par le pic de décembre 2017 et un BTC flirtant avec les 20 000 dollars (!).

2 – Lors de la deuxième phase, l’heure de la « redescente » (à tous les niveaux) et de la réflexion a sonné. Entre un cours qui s’effondre (signal fort d’une manipulation constante et « très » probable) et des projets ayant levé des fortunes qui ne « livraient » rien, des questions se sont vite posées. Clairement, ma vision s’est confirmée, elle était bel et bien sur du très (très) long terme, et ce, grâce à une technologie aussi exceptionnellement méconnue que globale qui va toucher presque toutes les industries.

N’ayant aucune formation financière (important pour la suite), ma vision est purement technologique et strictement liée aux avantages pour le commun des mortels (gain de temps, sécurité – presque – totale, coût transactionnel très faible,…). De plus, via mon expérience professionnelle accumulée au fil des mois et des projets, j’ai pu deviner un certain différentiel entre la « promesse » d’un projet et le prétendu « résultat »…Le besoin de régulation, un terme pourtant hors de mon scope de réflexion habituel, s’est alors imposé.

3 – De facto, mon analyse est devenue plus fine et plus spécifique à l’aspect financier de la blockchain. A l’heure où des pseudos-gourous, particulièrement nombreux sur Twitter et Reddit, « estiment » que le BTC pourrait valoir entre 100 000 et 250 000 USD sous 5 ans (le détail de ce « calcul » leur appartient…), il serait grand temps de poser des bases à une essentielle régulation.

A ce jour, pour rappel, seules les STO sont régulées (Securities), ce qui n’est aucunement le cas des ICO et des IEO (dont j’apprécie toutefois la mécanique plus « sécurisante » pour les investisseurs que les ICO). Bien entendu, compte tenu de la toxicité de l’économie « traditionnelle » mondiale, il ne serait pas étonnant que les possédants se reportent sur les crypto-monnaies pour trouver un salvateur refuge…

Régulation, oui, mais sous quelle forme?

La technologie avant tout

En ce mois de Mai 2019, beaucoup de chemin a été parcouru dans le monde des crypto-monnaies. Différentes vagues de projets, d’annonces, d’espérances ont émaillé les dernières années, rien de plus normal pour un « marché » aussi jeune, aussi niché et suivi par une poignée d’early adopters à travers le monde.

Ces 3 ans ont aussi été idéaux pour mieux percevoir le potentiel de la technologie des crypto-monnaies et sa passionnante évolution (Proof of Stake, Proof of Work, Scalabilité, etc…). D’un point de vue technologique, le chemin est clairement le bon, et, les (encore trop rares) protagonistes sains font avancer les choses avec pertinence et cohérence (la plupart du temps ;-)).

Adoption de masse liée à une décentralisation essentielle

Toutefois, le rêve de ceux étant là depuis le début (à savoir ceux ayant rejoint cette communauté il y a 3 ans ou plus) n’est autre que l’adoption de masse. D’une part pour que les projets puissent disposer d’une base d’utilisateurs satisfaisante (les fameuses DApps), et, d’autre part pour que les investissements soient massifs (les 230 milliards prétendus de marketcap actuels sont une goutte d’eau dans l’océan financier mondial). Au même titre qu’il s’agit clairement d’une nouvelle forme d’actifs, la régulation doit être tout aussi singulière.

Au-delà de la volonté presqu’anarchiste de certains à vouloir créer un monde parallèle basée sur les crypto-monnaies en concurrence frontale avec les géants du monde réel, il faudra tout de même conserver le sel de cet écosystème : la décentralisation (coucou Ripple!).

Oui, cela va demander un effort plus qu’important aux banques et aux Etats (pour ne citer qu’eux, mais nous pouvons y adjoindre bien des lobbies), mais le paradigme a changé, le monde a changé, et, la blockchain dispose d’un intérêt clé, à savoir la disparition (au moins partielle) des intermédiaires. La blockchain dispose également de tous les ingrédients pour changer le monde du travail (le besoin de codeurs – notamment – est criant), et qui dit travail, dit économie, dit PIB, dit valeur pure. En ce sens, la vision de Juan LLanos est particulièrement intéressante (Politique > Institution > Autorité Publique).

Garder une liberté essentielle à l’innovation

Ce nouvel écosystème dispose de nombreux avantages dont celui, si important, d’innover sans devoir se pourrir l’existence avec les étapes habituelles liées à la création de projet. Ici, une idée, une équipe solide, un document de présentation, obligatoirement un premier MVP, et, hop, la porte est ouverte aux investisseurs.

C’est bien lors de cette dernière étape qu’il faut agir, à savoir respecter les droits des investisseurs (Mt Gox inside) tout en pénalisant les projets ne « jouant » pas le jeu. Depuis 2016, il y a eu trop de projets vides, trop d’équipes bancales, trop de promesses non tenues, trop de manipulations, trop d’exit scams, ce qui a fait du mal à un écosystème en pleine poussée, sans oublier une couverture médiatique bien souvent à charge (je ne compte plus le nombre de fois où le Bitcoin a été dépeint comme l’outil du mal absolu…).

Une fiscalité adaptée à une telle révolution technologique

Concernant la fiscalité, il faut bien évidemment trouver des ponts entre les actifs actuels et ces nouveaux actifs. Il serait utopique de penser que les protagonistes cités plus haut laissent leur très généreuse vache à lait en pâture ailleurs, mais une transition doit être possible (puisque justement les intermédiaires vont être inévitablement réduits), enfin je le souhaite. On ne connait que trop la mécanique : Réglementation trop dure > Contraintes élevées > Eloignement des capitaux + marché noir.

Que les profits générés (comme en bourse) soient fiscalisés, aucun souci, mais les Etats notamment ne doivent pas oublier les bienfaits globaux (marché du travail, attrait de hauts profils comme investisseurs, etc… – AMF inside) liés à une telle innovation pour éviter des taxes confiscatoires! Je le répète, la France a une véritable carte à jouer (si Monsieur Le Maire m’entend…)! Le Japon, Singapour ou encore la Corée du Sud ont réalisé des avancées pertinentes en la matière.

Enfin, cette adoption de masse liée à une forme de régulation pourrait être menée par des entités ayant plus de pouvoir que bien des Etats, à savoir l’une (ou plusieurs) des GAFAM…D’ailleurs, avez-vous entendu parler…du Facebook Coin (Mark inside)? sans oublier une couverture médiatique bien souvent à charge (je ne compte plus le nombre de fois où le Bitcoin a été dépeint comme l’outil du mal absolu…).

Une fiscalité adaptée à une telle révolution technologique

Concernant la fiscalité, il faut bien évidemment trouver des ponts entre les actifs actuels et ces nouveaux actifs. Il serait utopique de penser que les protagonistes cités plus haut laissent leur très généreuse vache à lait en pâture ailleurs, mais une transition doit être possible (puisque justement les intermédiaires vont être inévitablement réduits), enfin je le souhaite. On ne connait que trop la mécanique : Réglementation trop dure > Contraintes élevées > Eloignement des capitaux + marché noir.

Que les profits générés (comme en bourse) soient fiscalisés, aucun souci, mais les Etats notamment ne doivent pas oublier les bienfaits globaux (marché du travail, attrait de hauts profils comme investisseurs, etc… – AMF inside) liés à une telle innovation pour éviter des taxes confiscatoires! Je le répète, la France a une véritable carte à jouer (si Monsieur Le Maire m’entend…)! Le Japon, Singapour ou encore la Corée du Sud ont réalisé des avancées pertinentes en la matière.

Enfin, cette adoption de masse liée à une forme de régulation pourrait être menée par des entités ayant plus de pouvoir que bien des Etats, à savoir l’une (ou plusieurs) des GAFAM…D’ailleurs, avez-vous entendu parler…du Facebook Coin (Mark inside)?