Le sommeil est un bien précieux, il est même devenu un enjeu de santé majeur dans notre société selon l’Observatoire du Sommeil de la Fondation Adova* (Ipsos) qui a dressé un état des lieux des habitudes et de la perception du sommeil de la population française. La moitié d’entre elle souffrirait d’un « mal-dormir » (difficulté à s’endormir, réveil nocturne, nuit trop courte…) dont les conséquences psychologiques pèsent sur la vie familiale mais aussi professionnelle. Explications.

Si 63 % des français considèrent que bien dormir est indispensable pour être en bonne santé, au même titre qu’avoir une alimentation équilibrée ou ne pas fumer, peu semblent atteindre le saint-Graal du sommeil. Un français sur deux serait confronté au phénomène du « mal dormir » : 78 % considèrent que l’on dort moins bien qu’avant, 8 Français sur 10 sont interrompus dans leur sommeil chaque nuit et mettent en moyenne 39 minutes à retrouver le sommeil, et 43 % d’entre eux ont déjà consulté un professionnel de santé pour y remédier.

Des préoccupations qui alimentent le phénomène du « mal-dormir »

Parmi les causes à incriminer, l’Observatoire du Sommeil pointe les écrans, qui de la télévision (69 %) au smartphone (40 %) perturbent profondément le sommeil : parmi ceux qui s’endorment devant, un sur cinq se réveillera au milieu de la nuit. Avec les préoccupations de la journée qui ressurgissent ou les rattrapent sur leur smartphone, le moment de se coucher devient l’anti-chambre de nos angoisses. « il est devenu essentiel de redonner sa place à la chambre qui ne doit plus être un lieu à tout faire mais uniquement un espace, protégé du bruit et des lumières intempestives, et uniquement dédié au sommeil afin que celui-ci puisse être réparateur. » explique Damien Leger, Président de la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil.

Alors que la dégradation de la qualité du sommeil a des conséquences non négligeables pour 65 % des français qui déclarent les subir physiquement mais aussi psychiquement comme la difficulté à se concentrer, l’’Observatoire révèle également que seulement un Français sur deux aurait après avoir consulté un professionnel de santé, résolu son problème de sommeil. Alors, lacunes sur le sommeil ? Manque d’études approfondies sur le « mal-dormir » ? Pour Jacques Schaffnit, Président de la Fondation Adova, une communauté composée de scientifiques, philosophes, sportifs et citoyens engagés pour la réflexion, l’information et l’innovation au service du « mieux dormir », il est » important de s’appuyer sur l’innovation pour établir des diagnostics plus pointus et proposer des solutions personnalisées et davantage adaptées qui améliorent la qualité de sommeil de chacun. ». Des recherches approfondies sur le sujet qui devraient permettre d’améliorer au maximum la qualité de notre sommeil et dont on peut déjà appliquer certains conseils de la Fondation Adova : diner tôt et léger, éviter les écrans, et se détendre ( relaxation, bain tiède ou encore boire une tisane…). Pour conclure, et pour citer Victor Hugo, « Mieux vaut un bon sommeil qu’un bon lit. ».

* Fondation Adova créée par le groupe Adova, premier groupe industriel français de literie, sièges et canapés, la Fondation Adova a fait de la lutte contre le « mal-dormir » son combat et œuvre en faveur de l’égalité face au sommeil.