L'épisode de canicule aux États-Unis va toucher à sa fin, touchant 150 millions d'Américains sur la côte Est. Un peu de répit semble se profiler, mais aux intenses vagues de chaleurs succéderont très probablement de violents orages avec leur cortège d'inondations. Les États-Unis ne sont pas au bout de leur peine, ni l'Europe et notamment la France, qui s'apprête à affronter un nouvel épisode caniculaire.

Des records de chaleur ont été battus, dimanche, dans plusieurs États américains en raison d'un épisode caniculaire qui a fait transpirer 150 millions de personnes, des plaines du Midwest à la côte atlantique, mais un rafraîchissement est en vue lundi laissant entrevoir la fin de la canicule. « La dangereuse vague de chaleur qui a enveloppé une grande partie du Midwest jusqu'à la côte atlantique ce week-end va enfin s'estomper lundi avec l'arrivée d'un front froid », a indiqué le service américain de la météo (National weather service, NWS). Mais les Américains ne sont pas tirés d'affaire puisque la canicule va laisser place à de violents orages avec de très importantes chutes de pluie et des risques d'inondations.

« On est presque à la fin de l'alerte canicule, les températures vont commencé à baisser ce soir », a tweeté le maire de New York, Bill de Blasio, exhortant ses administrés à rester hydratés et à rester au frais. Dans la journée de dimanche, différentes stations météo de la côte Est, du Massachusetts à la Caroline du Nord en passant par New York, Philadelphie ou Washington, ont rapporté des températures de 38 °C, avec des températures ressenties bien supérieures en raison du taux d'humidité.

Des New-Yorkais se rafraîchissent à la fontaine Unisphere du Corona Park de Flushing Meadow, dans le quartier du Queens, le 21 juillet 2019.
Des New-Yorkais se rafraîchissent à la fontaine Unisphere du Corona Park de Flushing Meadow, dans le quartier du Queens, le 21 juillet 2019.
Image : © Johannes Eisele, AFP

La vague de chaleur a fait au moins six morts

Des records ont été battus samedi dans sept stations météo, à Manchester, dans le New Hampshire (nord-est), Atlantic City, dans le New Jersey (est), ou à l'aéroport JFK de New York. Selon plusieurs médias, au moins six morts sont imputés à la chaleur, dont trois en fin de semaine alors que les températures n'étaient pas encore à leur maximum. Un ancien joueur de football américain de la NFL, Mitch Petrus, a succombé à une attaque jeudi dans l'Arkansas alors qu'il travaillait à l'extérieur du magasin familial, selon le médecin légiste du comté de Pulaski. D'après la chaîne CBS, quatre personnes sont décédées dans le seul État du Maryland et une dans l'Arizona.

Dans ce contexte, les autorités ont renouvelé leurs mises en garde, appelant la population à s'hydrater, à faire attention aux personnes âgées et aux enfants, et à éviter les activités en plein air. À New York, la ville a ouvert 500 centres pour que les habitants puissent se rafraîchir. Les fortes températures ont contraint les autorités à annuler certaines manifestations prévues : un triathlon, auquel devaient participer environ 4.000 athlètes, un festival à Central Park et des courses de chevaux à l'hippodrome de Saratoga.

Un drapeau américain surplombe la piscine Astoria, dans le quartier du Queens à New York, le 20 juillet 2019.
Un drapeau américain surplombe la piscine Astoria, dans le quartier du Queens à New York, le 20 juillet 2019.
Image : © Johannes Eisele, AFP

Plans d'urgence aux États-Unis

Après les protestations de militants, les autorités pénitentiaires ont également assuré faire particulièrement attention au sort des détenus de la prison de Rikers Island, à New York, où la plupart des cellules ne sont pas équipées d'air conditionné. Ailleurs, les climatisations tournaient à fond, exerçant des pressions sur le réseau électrique, si bien qu'une courte coupure a été enregistrée à Long Island samedi après-midi.

À Washington, la mairie a également activé un plan d'urgence, qui prévoit une ouverture tardive des piscines municipales et des parcs avec fontaines, où les habitants se pressent depuis plusieurs jours. Avec un certain humour, la police de Braintree, dans le Massachusetts, a appelé sur Facebook à « reporter à lundi toute activité criminelle » en raison de la chaleur. À Philadelphie, où les résidents d'une maison de retraite ont été évacués samedi, les médias locaux plaisantaient aussi, en suggérant que les habitants pouvaient aller se rafraîchir à Miami ou Phoenix, deux villes d'ordinaire beaucoup plus chaudes mais où les températures étaient pour une fois moins torrides qu'en Pennsylvanie, ce week-end.

Image : © AFP

La canicule arrive en Europe

Quand les températures baisseront aux États-Unis, elles remonteront de l'autre côté de l'Atlantique, avec un nouvel épisode caniculaire prévu mardi sur une large partie du continent européen, notamment en France. Les services météorologiques français ont ainsi prévu des températures frôlant les 40 °C dans le sud-ouest du pays, déjà frappé par la sécheresse.

Le mois de juin dernier a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde, notamment en raison d'une première canicule exceptionnelle en Europe, selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique. Et les températures ont même grimpé au début du mois jusque dans l'État de l'Alaska, à cheval sur le cercle polaire arctique, avec un record absolu de 32 °C enregistré à Anchorage.

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