Nombre de chercheurs ont étudié les réactions des animaux au changement climatique. En analysant ces travaux, une équipe internationale conclut que le réchauffement climatique anthropique que nous connaissons aujourd'hui est trop rapide pour permettre aux animaux de s'adapter.

L'histoire nous l'a montré. Les animaux savent réagir aux changements climatiques. Mais leurs réponses semblent aujourd'hui insuffisantes à faire face au rythme effréné de la hausse des températures que nous connaissons. C'est la conclusion de l'analyse par une équipe internationale de 64 chercheurs de nombreuses études scientifiques portant sur l'adaptabilité climatique des espèces.

En général, un changement climatique induit chez les animaux, des modifications dans leur calendrier biologique. Des événements tels que l'entrée en hibernation, la période de reproduction ou encore la migration sont décalés. Des modifications de taille, de poids ou d'autres caractéristiques morphologiques peuvent aussi survenir.

Les chercheurs ont essentiellement travaillé sur des oiseaux afin de bénéficier de données les plus complètes possible. Sur la très commune mésange charbonnière, notamment.
Les chercheurs ont essentiellement travaillé sur des oiseaux afin de bénéficier de données les plus complètes possible. Sur la très commune mésange charbonnière, notamment.
Image : © jLasWilson, Pixabay License

Des prévisions de persistance pessimistes

« Nous avons comparé la réaction au changement climatique observée chez des oiseaux à celle attendue pour une population qui serait en mesure d'ajuster ses traits pour suivre ce changement climatique à la perfection », explique Alexandre Courtiol de l'Institut de recherche sur la faune sauvage de Berlin (Allemagne).

Le résultat est sans appel. « Même les espèces communes qui sont connues pour leur capacité à s’adapter aux changements climatiques -- comme la mésange charbonnière ou la pie -- le font à un rythme qui, aujourd'hui, ne garantit pas leur subsistance », note le chercheur. « Nous craignons que les prévisions de persistance pour des espèces rares ou en voie de disparition soient encore plus pessimistes », conclut Stephanie Kramer-Schadt, également chercheur à Berlin.

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