Un nouvel indicateur met en exergue la forte consommation d'énergie que requiert le minage de bitcoins. Des chercheurs de l'université de Cambridge ont dévoilé la semaine dernière l'indice CBECI, pour Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index, qui s'actualise toutes les 30 secondes pour préciser le niveau d'électricité consommée dans le monde par le réseau Bitcoin et fournir une estimation annuelle.

Résultat, le minage de bitcoins nécessiterait des besoins en électricité supérieurs à ceux de pays comme la Suisse, Israël ou la Grèce, avec une consommation annuelle évaluée à 61,88 TWh (térawatt-heure). Au total, cela représenterait 0,28% de la consommation mondiale d'électricité et 0,25% de la production mondiale. L'opération de minage permet de sécuriser les transactions effectuées en crypto-monnaie. De puissants ordinateurs doivent tourner à plein régime pour réaliser des calculs mathématiques complexes et créer ainsi de nouveaux blocs sur la blockchain Bitcoin.

Capture d'écran sur le site présentant l'indice CBECI des chercheurs de Cambridge.
Capture d'écran sur le site présentant l'indice CBECI des chercheurs de Cambridge.
Image : cbeci.org

Le procédé du minage, considéré comme très énergivore, a déjà été à plusieurs reprises pointé du doigt. Un rapport de la Banque des règlements internationaux (BRI), publié en juin 2018, présentait ainsi des conclusions similaires à ce que peut montrer l'indice CBECI, soulignant par exemple que "la consommation totale d'électricité pour le minage du bitcoin équivaut à celle d'une économie de taille moyenne comme la Suisse".

"En termes simples, la quête d'une confiance décentralisée est rapidement devenue une catastrophe environnementale", s'alarmaient alors les auteurs de l'étude au sujet de la technologie de la blockchain, sur laquelle repose le fonctionnement de la crypto-monnaie.

Plus récemment (fin juin 2019), les autorités iraniennes ont saisi un millier de machines qui minaient du bitcoin à longueur de journée, dans deux fermes abandonnées dans la région de Yazd, dans le centre de l'Iran, selon Reuters. Elles étaient accusées d'être responsables d'une augmentation de 7% de la consommation d'énergie électrique du pays, où l'usage des crypto-monnaies est interdit.

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