Je suis diplômé d’une grande école de commerce, l’EDHEC pour ne pas la nommer, depuis 1992… cela fait 27 ans ! Mon Dieu, rien qu’en écrivant cela, je prends conscience que je peux commencer à regarder en arrière et voir le chemin parcouru. Plus de 20 métiers, 11 entreprises dont deux que j’ai créé, 3 livres publiés et 3 à venir (septembre, janvier et mars)… un peu intense en fait.

Alors certes, avec un parcours comme celui-là, je ne me suis pas ennuyé mais, mieux, je me suis amusé. Et je ne crois pas que cela soit dû au hasard ou à un quelconque talent mais plutôt à une façon d’aborder ma vie professionnelle. Je crois profondément que nous pouvons toutes et tous nous amuser en « gérant » notre carrière professionnelle. Autant je ne crois absolument pas au bonheur au travail (chose que j’explique dans cet article), autant je pense qu’il est possible d’être acteur de notre vie professionnelle et, ainsi, cesser de les subir. De façon synthétique, voilà ce que j’ai fait depuis tout ce temps qui fait que je me sens libre, épanoui… et vraiment bien dans mes baskets.

1- N’avoir peur de rien

J’entends (trop) souvent des salariés cadres me dire qu’ils n’osent pas dire à leur boss que quelque chose ne va pas. Le taux de chômage des cadres est de 3,8% en France, ce qui est considéré comme le plein emploi. Alors je sais bien qu’il y a 100 000 d’entre eux (notamment de plus de 50 ans) pour qui c’est plus compliqué, mais avant de basculer du côté senior (quelle horreur tout de même quand on y pense, être considéré comme senior à 50 ans) mais pour tous les autres, quoi que vous disiez, quoi que vous fassiez, que risquez-vous ? Au pire de vous faire licencier ? Et alors ? Nous sommes dans une période où recruter est compliqué. Vous avez de la valeur, ne l’oubliez jamais et c’est cette valeur qui fera que l’entreprise sera à votre écoute… ou pas mais si tel est le cas, c’est que cette entreprise ne vous convient pas.

2- Ne jamais faire de compromis

J’ai toujours été convaincu que nous étions les acteurs principaux de notre propre vie. Rien ni personne n’a le droit de me faire changer de ma route, surtout pour de mauvaises raisons. Vous avez un objectif ? Suivez-le ! Il m’est arrivé dans ma carrière que l’un de mes boss me demande de faire des faux en écriture sur quelque chose d’assez grave. J’ai refusé, me suis fait licencié mais je me sens tellement bien, en phase avec mon éthique, en phase avec ce que je peux raconter dans mes conférences articles ou livre que cela valait le coup !

3- Ne jamais renoncer

Tout n’est pas facile, loin de là. A sept ans, je rêvais déjà de monter sur scène. Plus jeune, j’ai essayé d’être chanteur, sans grand succès je dois bien l’avouer mais ma vie a fait que 150 fois par an, je suis sur scène pour mes conférences devant 20, 100 ou 1000 personnes. A 45 ans, j’ai réalisé mon rêve d’enfant qui continue jour après jour. Il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves et, surtout, rien ne peut vous y faire renoncer.

“La clé de la réussite, c’est le désir.” Al Pacino

4- Supprimez le conditionnel

J’adorerais faire cela, j’aimerais essayer ceci, j’aurais adoré pouvoir tenter ça… FAITES LE !! Au pire, que risquez-vous ? Vous planter ? Oui, je sais, je me suis bien planté un grand nombre de fois mais, au moins, j’ai essayé. Comme le dit je ne sais plus qui, il n’y a que ceux qui n’essayent rien qui ne se plantent jamais. Si vous rêvez de faire quelque chose, prenez le temps d’essayer si cela compte vraiment pour vous.

5- Vous faire plaisir chaque jour

Pas une journée ne doit s’achever sans que vous n’ayez fait quelque chose pour vous, rien que vous, quelque chose de purement égoïste. Je crois que l’on finit par déprimer si jours après jours nous avons le sentiment réel ou non, de ne faire que consacrer son temps aux autres, travail ou famille. Ce ne sont pas forcément des grandes choses : lire un lvre, boire un bon verre de vin, regarder un bon film… quelque chose que vous faîtes en vous disant, consciemment, que vous vous faites plaisir. Ainsi, quelle que soit la qualité de la journée passée, géniale ou pourrie, vous pourrez vus endormir en vous disant que votre vie est sympa et, ça, croyez-moi, c’est unique !

6- Rien n’est éternel

Le cerveau humain retient 3 fois mieux les émotions négatives que les positives, à plus forte raison lorsque nous sommes au fond du trou, nous avons alors une bonne tendance masochiste à nous dire que cela n’aura pas de fin… et pourtant, quelle que soit la situation, si nous redevons rationnels un instant, nous savons bien que cela n’est que passager. Une fois que nous le savons, quand tout va bien, il est fondamental de savourer chaque instant, et quand tout va mal, il est essentiel de se dire que cela n’a qu’un temps dont la durée dépendra de notre capacité à agir.

Conclusion

Alors ne vous méprenez pas, je ne vis pas dans le monde des bisounours ,et des bas, j’en ai connu, beaucoup. Je crois que la clé, la véritable clé, c’est l’action. Ne jamais laisser la vie se jouer de nous et être acteur/trice de celle-ci. En tout cas, je peux vous le garantir, dans la vie professionnelle, cela fonctionne. En ce moment, tout va bien pour moi et je me délecte de chaque minute tout en ayant conscience que cela peut s’achever… mais faîtes-moi confiance, le jour où je me reposerai sur mes lauriers, n’est pas près d’arriver !