La Révolution verte devient aujourd’hui une priorité pour de nombreuses villes, qui cherchent à concilier croissance urbaine et développement durable.

Lorsque les scientifiques ont prédit que Londres compterait 10 millions de résidents d’ici 2050, la capitale anglaise a alors décidé de mettre en place un plan à long terme, intitulé « London Environment Strategy ». Celui-ci vise à se préparer à la densification de la population et à consolider l’environnement en conséquence. L’objectif est de devenir la première ville mondiale verte d’ici là, et les travaux ont déjà commencé depuis plus d’un an.

Cette stratégie se rapproche de celle adoptée par la ville de Xi’an, une mégapole chinoise qui accueille plus de 10 millions d’habitants. La ville est célèbre pour sa riche histoire et sa culture qui remontent à plus de 1000 ans, période pendant laquelle elle a été la capitale de la Chine sur 13 dynasties et abrite la fameuse armée de terre cuite. Elle est également la première ville à participer à la mise en place de la nouvelle route de la soie.

Depuis 15 ans, la ville travaille à une refonte écologique complète de son fonctionnement, qui prend le nom de « River Chief System ». Pour ce faire, des actions sont menées sur la réglementation directe afin de guider les citoyens, les entreprises et le gouvernement local sur le chemin de la soutenabilité.

De nombreuses différences opposent la stratégie de Londres et celle de Xi’an, mais celles-ci présentent également des similitudes frappantes qui ont même poussé les deux villes à collaborer dans le cadre d’un accord de coopération visant à s’entraider dans la quête de la soutenabilité urbaine.

À l’aide des technologies les plus récentes, les deux villes ont commencé à prendre des mesures à l’égard de nombreux problèmes touchant leur environnementrespectif. À Xi’an, la partie nord-est de la ville accueille la rivière Chan et la rivière Ba, que beaucoup décrivent aujourd’hui comme un égout à ciel ouvert.

La zone est en effet fragile, tant au niveau du paysage urbain que du milieu écologique. En 15 ans, le River Chief System a mis en place un programme visant à « réaliser la réhabilitation des rivières et valoriser l’écologie urbaine ». L’objectif est de créer un axe écologique reliant les monts Qinling avec les rivières, de manière à opérer une transition entre « la croissance au détriment de l’environnement » et « la croissance basée sur une optimisation environnementale ».

Pour sa part, la ville de Londres a identifié sept axes de réflexion pour son programme de rajeunissement écologique : qualité de l’air, infrastructure verte, atténuation des changements climatiques et énergie, déchets, adaptation au changement climatique, bruit ambiant et économie circulaire à faible émission de carbone. Contrairement à la réglementation mise en œuvre à Xi’an, la stratégie de Londres consiste à sensibiliser les habitants et les encourager à modifier leurs habitudes, afin d’être plus proactifs en matière de préservation de l’environnement.

Les deux projets portent leurs fruits, bien que cela prenne du temps.

Londres et Xi’an se placent en exemple pour d’autres villes du monde entier dans une optique de promotion de la durabilité environnementale. Les deux villesreprésentent également une mine d’opportunités pour les entrepreneurs qui cherchent à investir dans la Révolution verte.

À Xi’an, les prouesses réalisées par le River Chief System pourront ouvrir la voie à de nouvelles idées pour résoudre les principaux problèmes environnementaux, au niveau gouvernemental, mais aussi individuel. Le programme peut également servir d’exemple quant aux approches utilisées pour redresser la situation.

En somme, les villes de Londres et Xi’an affichent leur engagement en faveur du développement durable. Les mesures employées sont louables et méritent d’être imitées partout dans le monde. Que ce soit au niveau du gouvernement, des investisseurs ou des entrepreneurs dans le domaine de la Révolution verte, leurs progrès devront être surveillés de près.