Les Hommes et les océans interagissent de diverses manières. Mais aujourd'hui, une étude montre que quelque 60 % des océans subissent les conséquences d'activités humaines non contrôlées. Pour sauver nos océans, des mesures doivent être prises de manière urgente.

De la pollution à la surpêche, les activités humaines ont un fort impact sur la santé des océans de notre planète. Et pour la première fois aujourd'hui, une étude évalue ces impacts et la vitesse à laquelle ils évoluent. Pour une conclusion désolante : au cours de la dernière décennie, l'impact de l’Homme sur les océans a presque doublé en moyenne. Il pourrait même encore doubler au cours de la prochaine décennie si rien n'est fait pour l'empêcher.

« Si nous voulons sauver nos océans, nous ne pouvons pas seulement travailler sur un seul point. C'est un problème multifactoriel qu'il nous faut résoudre », explique Ben Halpern, professeur à l'université de Californie à Santa Barbara (États-Unis). Il y a en effet le problème du changement climatique qui réchauffe, acidifie et élève les mers. Mais aussi celui de la pêche commerciale et de la pollution des eaux de ruissellement. Les transports maritimes qui s'intensifient et bien sûr, la pollution plastique.

Les variations annuelles de l'impact global de l'Homme sur les océans entre 2003 et 2013. Parmi les aspects les plus marquants : une augmentation spectaculaire des températures en un laps de temps relativement court.
Les variations annuelles de l'impact global de l'Homme sur les océans entre 2003 et 2013. Parmi les aspects les plus marquants : une augmentation spectaculaire des températures en un laps de temps relativement court.
Image : © magdal3na, Fotolia

Des régions épargnées

Avec leur étude, les chercheurs américains offrent une vision globale intéressante et qui pourrait permettre d'imaginer des politiques de gestion durable judicieuses. Ils révèlent que l'Australie, l'Afrique occidentale, les îles Caraïbes orientales et le Moyen-Orient sont les zones les plus préoccupantes. Et les habitats côtiers tels que les mangroves, les récifs coralliens ou les herbiers sont parmi les écosystèmes les plus menacés.

Bonne nouvelle toutefois : dans certaines zones, les impacts des activités humaines ont diminué. En Corée du Sud, au Japon, au Royaume-Uni et au Danemark notamment. Une preuve, affirment les chercheurs, que les politiques volontaristes peuvent faire une différence. « Les solutions sont connues et à notre portée. Nous avons juste besoin de la volonté politique et sociale pour agir », conclut Ben Halpern.

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