Bien qu'il n'existe officiellement pas de monnaie mondiale, le dollar américain représente toujours ce qui s'en rapproche le plus. Et si le billet vert n'est peut-être plus aussi important qu'à l'époque des accords de Bretton Woods, où le cours de la plupart des monnaies nationales était indexé sur celui du dollar, il demeure la devise reine des réserves mondiales.
Selon la base de données COFER (Currency Composition of Official Foreign Exchange Reserves) actualisée trimestriellement par le Fonds monétaire international, le dollar américain représentait 61,8 % des 10,9 billions de dollars de réserves mondiales de change déclarées (soit 94 % du total des réserves de change d'après COFER) au premier trimestre 2019. Mais cette part est en baisse constante sur les dernières décennies : elle s'élevait à 70 % au début du siècle et à plus de 80 % dans les années 1970.
Après le dollar américain, la devise actuellement la plus répandue est l'euro qui représente environ un cinquième des réserves mondiales de change au premier trimestre de 2019. Suivent ensuite le yen (Japon) et la livre sterling (Royaume-Uni) qui constituent respectivement 5,3 % et 4,5 % du total déclaré.