Après les attaques contre deux importantes installations pétrolières en Arabie saoudite samedi, les répercussions économiques ne se sont pas fait attendre et la soudaine flambée des prix du pétrole suscite l'inquiétude. Comme le montrent les dernières données de BP, l'Arabie saoudite est le deuxième producteur mondial de pétrole, avec 13 % de la production planétaire en 2018. En outre, le pays est le plus grand exportateur de pétrole brut.
En réaction à l'événement, Donald Trump n'a pas hésité à utiliser la situation pour soigner son image et faire l'éloge de la politique d'indépendance énergétique menée par les États-Unis via l'exploitation massive du pétrole de schiste. Le chef d'État américain s'est exprimé hier sur Twitter : "Parce que nous avons si bien fait dans le domaine de l'énergie ces dernières années (merci, Monsieur le Président !), nous sommes un exportateur net d'énergie, et maintenant le premier producteur d'énergie au monde", puis, cherchant à apaiser les craintes liées aux problèmes d'approvisionnement : "Nous n'avons pas besoin du pétrole et du gaz du Moyen-Orient".
En 2013, les États-Unis étaient le troisième pays producteur de pétrole et assuraient un peu moins de 10 % de la production mondiale. Cinq ans plus tard, cette part avait grimpé à plus de 16 % et le pays est désormais le leader mondial de la production d'hydrocarbures.