Pour beaucoup de gens de nos jours, le premier réflexe en cas d'éruption cutanée inhabituelle ou de douleur inquiétante n'est pas de joindre un professionnel de santé mais bel et bien de demander à Google plus d'informations sur les symptômes.
Ainsi en 2018, près de la moitié des Français (46 %) a utilisé Internet pour accéder à des informations relatives à sa santé - au cours des trois derniers mois précédant l'étude -, soit presque quatre fois plus qu'en 2006 (13 %) selon Eurostat. Ce développement est similaire à celui observable dans d'autres pays européens qui eux aussi font de plus en plus confiance au "docteur Google". Mais si près de trois quart des Néerlandais et deux tiers des Danois se renseignent via Internet pour des questions relatives à leur santé, cette pratique séduit en revanche beaucoup moins les Italiens (35 %) et les Bulgares (25 %).
Bien que des informations de qualité puissent être trouvées sur la Toile, la multiplication des ressources Web liées à la santé a entraîné le phénomène nouveau de "cybercondrie". De plus en plus de personnes à la recherche d'un diagnostic médical sur Internet se retrouvent en effet à penser être atteintes de maladies incurables. En cas de symptômes, rien ne remplace donc une visite chez le médecin pour établir un vrai diagnostic.