Comme en 2008, la prochaine crise économique d’une ampleur mondiale serait potentiellement provoquée par l’enchaînement de faillites de sociétés à fort endettement, et confrontées directement à leur incapacité de se désendetter.

Jusqu’ici, rien ne semblait être suffisamment alarmant. Du moins jusqu’à ce que WeWork, véritable institution du co-working, ne rate totalement sa rentrée en bourse. En effet, la société d’Adam Neumann est passée d’une valorisation potentielle de plus de 42 milliards de dollars à 8 légers milliards. Cela devait être l’une des entrées en bourse phare de l’année, mais à la place on se retrouve face à un terrible fiasco. Une des conséquences directes est l’impact que ce raté a eu chez Goldman Sachs, et plus précisément, un impact générant une dévalorisation directe de certains actifs. Goldman Sachs, soit la même institution bancaire qui a été accusée de spéculations sur l’effondrement du marché des « subprimes », produits bancaires qu’elle avait elle-même délesté à ses clients, une dizaine d’années plus tôt.

Face à ce type de constat et d’échecs, la logique à en tirer est relativement simple, la prochaine crise économique ne sera pas issues des établissements bancaires mais plus directement des sociétés en défaut de paiement et faisant face à l’incapacité de rembourser leurs dettes considérables. La source de tels défauts de paiements : la baisse d’activité dans certains secteurs d’activités mondiaux.

Comment expliquer ces faillites toujours plus nombreuses ?

Comme introduit précédemment, baisse d’activité = baisse de profits = difficulté de paiement = difficulté de remboursement.

Nous pouvons citer les faillites de Thomas Cook et de la compagnie aérienne XL Airways, directement dues à des problèmes structurels ou de gestion, qui seraient passés sous le radar en cas de forte croissance mais qui actuellement font exploser les dites-sociétés.

La conséquence de telles situations est donc directement préjudiciable aux institutions bancaires qui peuvent se retrouver dans des situations précaires.

De plus, autre phénomène à haut risque : les politiques de taux d’intérêts bas. Actuellement, les politiques menées par diverses banques centrales (la BCE, la FED, ou encore la banque centrale japonaise) favorisent des investissements de plus en plus risqués. Ce qui explique directement les bourses en hausse, et cela en dépit du fait que les bénéfices sont en baisse. Un véritable constat paradoxal qui provoque des comportements particulièrement inquiétant sur le marché. Pour l’anecdote, le Japon fait face à ce genre de situations depuis de multiples années, mais cela ne sera certainement pas le cas de tout le monde…