L'urbanisation est considérée comme l'une des grandes tendances qui façonnent l'économie et les sociétés à travers le monde. Plus de la moitié de la population mondiale vit déjà en zone urbaine et cette proportion devrait atteindre plus de 65 % à l'horizon 2030. En outre, les agglomérations urbaines continuent de s'étendre : selon les projections démographiques, il y aura 49 villes de plus de 10 millions d'habitants d'ici 2025, dont un nombre croissant dans les pays émergents. D'après les Nations Unies, plus de 70 % du PIB mondial est généré dans les villes, illustrant le poids des zones urbaines dans la création de la richesse économique.
Dans ce contexte, l'étude Global Business Cities 2025 de Statista a collecté et analysé un ensemble d'indicateurs liés à l'attractivité économique de 200 métropoles dans plus de 70 pays à travers le monde. Les facteurs sélectionnés concernent divers aspects socio-économiques, tels que la présence d'institutions favorisant les activités commerciales, le niveau de développement des infrastructures de transport, la connectivité numérique, la qualité de vie (pollution, santé, droits individuels), le rayonnement culturel ou encore le potentiel de développement économique avec les projections du PIB générés d'ici 2025.
Selon l'indice calculé à partir des indicateurs mentionnés, Paris se hisse en deuxième position du classement des métropoles les plus attractives, avec un score de 94,3 sur 100. New York reste la championne mondiale de l'attractivité (score de 100) alors que trois métropoles asiatiques complètent le Top 5 : Tokyo, Singapour et Shanghai. Au niveau des autres grandes villes européennes : Londres est classée 6ème sur 200, Madrid 10ème et Berlin se retrouve au 20ème rang juste devant Bruxelles avec un indice de 71,6.