Dans une nouvelle étude IPSOS*, la marque Ariel, qui a lancé une nouvelle campagne de publicité intitulée “Partageons les tâches”, se mobilise pour une meilleure répartition des tâches domestiques. Et de rappeler à travers ces chiffres le rôle des parents dans la transmission des stéréotypes aux plus jeunes.

Longtemps, la publicité ne s’est adressée qu’aux femmes – et ménagères de moins de 50 ans – en tant que spécialistes de tout ce qui s’apparente aux tâches ménagères. Mais les choses semblent progressivement changer comme le prouve cette nouvelle campagne de la marque de lessive Ariel intitulée “Partageons les tâches” et qui ne prend plus les pères pour des « potiches » face aux tâches du quotidien. Une belle opération marketing de sensibilisation sur les clichés, encore fortement ancrés dans de nombreux foyers, qui se transmettent de façon plus ou moins consciente de génération en génération. Il faut changer les mentalités en commençant au plus jeune âge, chiffres à l’appui dans l’étude Ipsos qui vient d’être menée pour la marque.

60% des enfants âgés de 8 à 16 ans dressent encore le constat que c’est leur mère qui en fait le plus à la maison, avec de nombreuses taches genrées (on apprend aux filles à s’occuper du linge et aux garçons le bricolage). Les filles en particulier témoignent d’une participation supérieure à celles des garçons à la maison (55% vs. 39%). Enfin, quand il s’agit de se projeter dans sa vie de famille, 1 garçon sur 2 répond que c’est leur conjointe qui s’occupera de la lessive !

Notons que les prémices du changement sont tout de même là, avec par exemple 79% des filles qui se projettent pour l’avenir dans une répartition équitable des rôles concernant la lessive et 77% des garçons qui considèrent qu’il n’est pas juste que leur mère en fasse plus que leur père à la maison. Et de préciser qu’en onze ans, le temps moyen journalier consacré par les femmes au travail domestique a baissé de 22 minutes alors que celui des hommes a augmenté d’une minute selon l’Observatoire des inégalités**.

Rappelons que si le fonctionnement de la vie de famille repose en majorité sur la femme, cette répartition des rôles engendre une moins grande progression dans la vie professionnelle. La place au travail est intimement liée à celle dans la sphère domestique. Quand monsieur lance une machine c’est un tout petit geste, mais le premier vers l’égalité… même si la route est encore longue.