La France et plus largement l'Europe l'été dernier. L'Australie plus récemment. En 2019, des records de température sont tombés un peu partout dans le monde, marquant la fin d'une décennie exceptionnellement chaude.

La semaine dernière, le service européen Copernicus sur le changement climatique l'annonçait : 2019 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée. Aujourd'hui, des données indépendantes de la Nasa et de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) le confirment. La température moyenne de 2019 s'est ainsi établie à 0,98 °C de plus que la moyenne de 1951 à 1980. Et à plus de 1,11 °C au-dessus des moyennes de la fin du XIXe siècle.

Peu d’endroits de notre Planète ont connu, en 2019, des températures moyennes inférieures – ou égales – à celles du milieu du XXe siècle.
Peu d’endroits de notre Planète ont connu, en 2019, des températures moyennes inférieures – ou égales – à celles du milieu du XXe siècle.
Image : © GISS, Nasa

Même si, comme le montre ce graphique, certaines régions semblent plus touchées que d’autres par le réchauffement climatique. © Dcoronata et Nasa, Twitter

« La décennie qui vient de se terminer est clairement la décennie la plus chaude jamais enregistrée », déclare Gavin Schmidt, directeur de l'Institut Goddard pour les études spatiales dans un communiqué de la Nasa. Plus encore, les cinq dernières années que nous venons de vivre ont été les plus chaudes depuis le début des relevés modernes en 1880.

Le réchauffement climatique en marche

Ces conclusions sont basées sur des mesures de températures de surface de la Terre prises dans plus de 20.000 stations météorologiques, sur des observations de températures de surface de la mer à partir de navires ou de bouées et des mesures de températures dans des stations de recherche antarctiques. Tenant compte notamment de l'évolution des pratiques de mesures au fil du temps, la Nasa estime que le changement moyen mondial de 2019 qu'elle annonce est précis à 0,06 °C près environ et donné avec un niveau de certitude de 95 %.

Malgré des variations mineures d’une année à l’autre, ces cinq enregistrements d’anomalies de températures – le niveau de basse température étant fixé sur la moyenne de 1951 à 1980 – présentent des pics et des creux cohérents les uns avec les autres. Tous montrent un réchauffement rapide au cours des dernières décennies. Et que la décennie 2010-2019 a été la plus chaude.
Malgré des variations mineures d’une année à l’autre, ces cinq enregistrements d’anomalies de températures – le niveau de basse température étant fixé sur la moyenne de 1951 à 1980 – présentent des pics et des creux cohérents les uns avec les autres. Tous montrent un réchauffement rapide au cours des dernières décennies. Et que la décennie 2010-2019 a été la plus chaude.
Image : © Gavin Schmidt, GISS, Nasa

Une preuve solide de plus, donc, selon Gavin Schmidt, que « ce qui se passe n'est pas dû au hasard d'un phénomène météorologique, mais bien une tendance à long terme provoquée par l'augmentation des niveaux de gaz à effet de serre dans notre atmosphère ».

À découvrir aussi sur Futura-Sciences :

- Le Forum FS Génération

-Tous les articles de la rubrique Sciences