La reconnaissance faciale est une technologie en pleine expansion. Si par certains aspects, elle peut-être pratique, elle soulève néanmoins d’innombrables questions inhérentes à l’éthique.
La Commission européenne envisagerait d’interdire la reconnaissance faciale dans les lieux publics, pour une durée maximale de cinq ans, publiait le site d’information Politico, précisant que des exceptions pour les projets de recherche et de sécurité seraient accordées.

L’idée sous-jacente, selon l’article, est que l’interdiction temporaire donnerait aux chercheurs et aux décideurs politiques le temps d’étudier la technologie et de trouver la meilleure façon de la réglementer.
Récemment, la France et la Suède ont toutes deux empêché les écoles d’installer la reconnaissance faciale sur leur terrain.
Des militants, des deux côtés de l’Atlantique, se sont inquiétés des effets de cette technologie.

En effet, une enquête britannique a révélé que 46 % des citoyens pensaient qu’ils devraient pouvoir refuser la reconnaissance faciale.

Aux États-Unis, des villes comme San Francisco et Somerville, dans le Massachusetts, ont simplement interdit son utilisation.

À la fin janvier, un collectif de défense de la vie privée Electronic Privacy Information Center, ou EPIC, composé de 40 associations américaines, signait une lettre demandant un moratoire sur l’utilisation de la reconnaissance faciale aux Etat-Unis.