• Les essaims de criquets provoquent une "menace sans précédent pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance" dans toute l'Afrique de l'Est, ont averti les Nations unies.
  • Le pétrole a connu sa plus forte baisse depuis des décennies, alors qu'une guerre des prix a éclaté entre la Russie et l'Arabie saoudite, ce qui a accru les craintes pour l'économie mondiale.
  • L'Union européenne pourrait être confrontée à une nouvelle crise des réfugiés après l'assouplissement des contrôles aux frontières par la Turquie.
  • La Terre vient de connaître son deuxième mois de février le plus chaud depuis le début des relevés climatiques en 1880.

Le coronavirus domine le cycle des actualités et nos conversations, mais depuis des mois, les gouvernements se précipitent pour contrôler un autre type d'épidémie.

Des centaines de milliards de criquets pèlerins sévissent en Afrique de l'Est, détruisant les récoltes et les moyens de subsistance dans une région déjà en proie à une grave insécurité alimentaire.

Comme les articles importants comme celui-ci reçoivent une part de couverture médiatique plus faible que ce à quoi ils pourraient s'attendre, voici quelques titres qui ont pu être glissés dans votre fil d'actualité au cours des dernières semaines.

1. Épidémie de criquets

Les essaims de criquets pèlerins constituent une "menace sans précédent pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance" dans toute l'Afrique orientale, ont mis en garde les agences des Nations unies.

Au Kenya, qui connaît sa pire infestation de criquets pèlerins depuis 70 ans, un essaim a occupé une zone de ciel plus de trois fois la taille de la ville de New York.

Des essaims se sont également formés au Yémen, en Arabie Saoudite, en Iran, au Pakistan et en Inde.

Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le nombre de criquets pèlerins en Afrique de l'Est pourrait être multiplié par 500 d'ici le mois de juin, et a lancé un appel de 138 millions de dollars pour financer les efforts urgents de lutte contre la crise. À la fin du mois de février, elle n'avait reçu que 52 millions de dollars.

2. L'effondrement du prix du pétrole

Le 9 mars, le prix du pétrole a chuté de 30 %.
Le 9 mars, le prix du pétrole a chuté de 30 %.
Image : Markets Insider

La demande de pétrole était déjà en baisse alors que l'activité économique diminuait, la Chine et d'autres pays étant en état d'urgence.

Mais une guerre des prix du pétrole entre deux des plus grands producteurs de pétrole du monde, la Russie et l'Arabie saoudite, a ajouté aux craintes sur la santé de l'économie mondiale.

Le 9 mars, les marchés boursiers mondiaux, effrayés par l'effondrement des prix du pétrole et les troubles continus dus au coronavirus, ont connu leur plus forte baisse depuis la crise financière de 2008.

3. La nouvelle crise des réfugiés en Europe

Les migrants qui tentent de rejoindre l'UE marchent vers la frontière entre la Turquie et la Grèce.
Les migrants qui tentent de rejoindre l'UE marchent vers la frontière entre la Turquie et la Grèce.
Image : Reuters/Huseyin Aldemir

Des dizaines de milliers de demandeurs d'asile tentent d'entrer en Grèce par voie terrestre et maritime depuis que la Turquie a assoupli ses contrôles aux frontières le 28 février.

La Turquie, qui avait convenu avec l'UE en 2016 de mettre un terme au flux de demandeurs d'asile en provenance de Syrie et d'autres pays en échange d'une aide, a annoncé qu'elle ne les arrêterait plus dans leurs tentatives de se frayer un chemin jusqu'en Grèce, suscitant des craintes quant à une nouvelle crise migratoire européenne.

La Grèce a fermé sa frontière et annoncé qu'elle suspendait les demandes d'asile pendant un mois, une mesure que l'UE l'a invitée à reconsidérer. Des témoins ont rapporté que des gaz lacrymogènes et des canons à eau étaient utilisés pour repousser les personnes qui tentaient de traverser la frontière.

L'UE a déclaré qu'elle paierait certains migrants des îles grecques surpeuplées pour qu'ils retournent volontairement dans leur pays d'origine.

4. Le deuxième mois de février le plus chaud jamais enregistré

Février 2020 a été le deuxième mois de février le plus chaud jamais enregistré sur la planète.
Février 2020 a été le deuxième mois de février le plus chaud jamais enregistré sur la planète.
Image : NOAA

Selon la NASA et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la Terre vient de connaître son deuxième mois de février le plus chaud depuis le début des relevés climatiques en 1880.

L'hémisphère nord a connu un hiver anormalement chaud, de nombreuses régions d'Europe enregistrant des températures exceptionnellement élevées pour cette période de l'année. La Norvège a atteint 19°C en janvier, soit plus de 25°C au-dessus de la moyenne mensuelle.

Selon la NASA et la NOAA, l'Europe et l'Asie ont enregistré leurs hivers les plus chauds jamais vus en décembre, janvier et février. Cela vient après que les scientifiques de la NASA et de la NOAA aient déclaré que 2019 serait la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée.