Alors que le Covid-19 inquiète de plus en plus les investisseurs, les marchés financiers du monde entier se sont effondrés cette semaine. L’indice Dow Jones Industrial Average a perdu 14 %, le S&P a chuté de 13 % après avoir atteint un niveau record la semaine dernière, et les Treasury Bond (équivalents des bons du Trésor aux États-Unis) sont plus bas que jamais. Les traders préfèrent en effet investir dans des actifs plus sûrs, délaissant les actifs risqués.

Les investisseurs sont par ailleurs face à des messages contradictoires : alors que le président Trump semblait minimiser la crise, les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies ont averti que le grand public devrait se préparer à des perturbations majeures. L’autorité affirme que la question concernant la propagation du coronavirus aux États-Unis « n’est pas de savoir si cela voir avoir lieu, mais quand cela va avoir lieu, et combien de personnes seront concernées ». La Réserve fédérale est même intervenue vendredi dernier, son président Jerome Powell ayant publié une déclaration dans laquelle il s’engage à « utiliser nos outils et à agir comme il convient » pour aider à atténuer les effets de la crise sanitaire provoquée par le Covid-19.

À ce jour, plus de 81 000 personnes ont été contaminées par le coronavirus, et les entreprises du monde entier sont victimes de l’épidémie. Alors que les investisseurs traversent une période difficile, certains des chiffres qualifient la semaine dernière de pire semaine sur les marchés depuis la crise financière.

6 000 milliards de dollars

Selon les indices S&P et Dow Jones, les marchés mondiaux ont désormais perdu 6 000 milliards de dollars en valeur depuis le début des liquidations vendredi dernier. Sur ce montant, 4 000 milliards sont dus aux pertes sur les marchés américains.

6 jours

L’indice S&P 500 a chuté de 12 %, passant d’un niveau record à une véritable dégringolade en seulement 6 jours. Pour atteindre le bear market (marché baissier), il devra chuter d’au moins 20 % par rapport à ce pic. 1933

La dernière fois que le S&P avait chuté aussi rapidement, c’était en 1933, au début de la Grande Dépression. L’indice avait alors perdu 13,3 % en deux jours seulement.

Désormais, Goldman Sachs prévoit que les entreprises américaines ne connaîtront aucune croissance de leurs bénéfices en 2020 à cause de l’épidémie de Covid-19.

229 milliards de dollars

Le 10 février dernier, la capitalisation boursière du géant Microsoft avait atteint un niveau record de 1 435 milliards de dollars. La semaine dernière, cette valeur a perdu 229 milliards de dollars.

42,24

L’indice VIX, qui mesure la volatilité du marché et qui sert à évaluer les craintes des investisseurs, a atteint 42,24 à la clôture des marchés vendredi après-midi. Cela représente près de trois fois plus que son niveau au début du mois. Le niveau de volatilité n’a jamais été aussi élevé depuis 2011.

1,14 %

Le rendement du Treasury Bond américain à 10 ans a plongé à 1,14 % vendredi dernier, un nouveau record pour finir la semaine en beauté alors que les investisseurs sont de plus en plus nombreux à fuir les actifs risqués.

100 %

Les négociants en obligations ont confiance en la Fed : ils estiment qu’il y a 100 % de chance pour qu’une baisse de 0,25 % des taux se produise.

54

Vendredi dernier, au moins 54 pays avaient signalé des cas confirmés de Covid-19. La majorité des cas se trouvent en Chine, tandis que la Corée du Sud présente la deuxième plus grande concentration de cas.

5 %

Malgré les pertes subies la semaine dernière, le S&P 500 continue à enregistrer des gains à long terme : il est en hausse de 5 % par rapport à son niveau l’année dernière à la même date.