Lors d'une conférence de presse samedi, Édouard Philippe a annoncé que "le combat" face à la crise sanitaire du COVID-19 ne faisait que commencer, soulignant que "les 15 premiers jours d'avril seront encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s’écouler", alors que la France compte déjà 2 606 morts. Le confinement a été prolongé jusqu'au 15 avril et le gouvernement compte faire passer la capacité en réanimation de 5 000 lits (au début de la crise) à 14 000 lits. La capacité de dépistage de la population va également être amplifiée, pour atteindre 80 000 tests par jour d'ici la fin du mois d'avril. En outre, les autorités ont annoncé la commande d'un milliard de masques de protection à la Chine.

Les hopitaux français s'apprêtent en effet à faire face à des jours difficiles, le pic épidémique n'ayant encore pas été atteint. En analysant les courbes des nouveaux décès (à partir du jour où un total de 100 morts a été enregistré), l'évolution de la mortalité du virus en France semble suivre une trajectoire similaire à l'Italie avec un décalage d'une dizaine de jours. En Italie, les bilans officiels font actuellement état d'un léger ralentissement de la progression de l'épidémie, mais le nombre quotidien de décès reste élevé (800 en moyenne sur les cinq derniers jours).

Il est important de souligner que le bilan de la France ne rend compte pour le moment que des décès à l'hôpital : les personnes non dépistées et qui décèdent en Ehpad ou à domicile n'étant pas comptabilisées. La direction générale de la Santé a toutefois annoncé que des chiffres prenant en compte les décès dans les maisons de retraite seront disponibles à partir de cette semaine. Cela permettra notamment d'affiner les tendances et la comparaison avec d'autres pays, comme l'Italie, qui réalise par exemple des dépistages post-mortem.`

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