Le COVID-19 a fait 862 morts en France depuis le début de l’épidémie, dont 186 lundi. Et plus de 2 000 patients étaient lundi soir en réanimation, selon le communiqué du ministre de la Santé, Olivier Véran. À ce jour dans l'Hexagone, les cas mortels concernent environ 4 % des patients diagnostiqués, c'est à dire principalement les patients hospitalisés ou à risque et les professionnels de santé exposés - d'après les priorités de la stratégie de dépistage actuelle. Selon ces mêmes chiffres, un patient testé positif sur dix est pour le moment en réanimation, alors que le taux de guérison des cas connus s'élève à 11 % selon les données de Johns Hopkins.

Comme le montre notre infographie, qui compare le statut actuel des cas détectés par pays, le taux de mortalité des cas identifiés est similaire en Chine, soit 4 %. Alors qu’il fût le premier pays touché par l’épidémie, dès le mois de janvier, la Chine semble désormais avoir réussi à endiguer l’épidémie et 90 % des cas qui ont été testés positifs sont aujourd'hui guéris. Une situation qui, espérons-le, se réalisera aussi bientôt dans les pays actuellement les plus affectés.

Outre l'avancement de l'épidémie, la stratégie de dépistage et le nombre de tests réalisés dans les pays, ces taux de mortalité sont aussi influencés par d’autres facteurs. Ainsi, le taux de décès particulièrement élevé observé en Italie (9,5 %) pourrait aussi être attribué en partie à la pyramide des âges, comme le rapportent plusieurs médias. La population italienne est la plus âgée d’Europe et dispose ainsi d'une plus grande proportion de personnes à risque.