Le nouveau coronavirus, qui a contaminé plus de 110.000 personnes dans le monde depuis fin décembre, peut officiellement être qualifié de “pandémie”, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ce mercredi 11 mars.

“Nous avons estimé que le Covid-19 peut être caractérisé comme une pandémie”, a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse à Genève.

Que fait le Forum Économique Mondial à propos de l'épidémie coronavirus?

Une nouvelle souche de coronavirus, le COVID 19, se répand dans le monde, provoquant des décès et des perturbations majeures de l'économie mondiale.

Répondre à cette crise nécessite une coopération mondiale entre les gouvernements, les organisations internationales et le monde des affaires. C’est justement la mission du Forum Économique Mondial en tant qu'organisation internationale de coopération public-privé.

Le Forum Économique Mondial, en tant que partenaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a lancé la plate-forme d'action COVID. Cette plate-forme vise à favoriser la contribution du secteur privé à la stratégie mondiale de santé publique relative au COVID-19, et à le faire à l'échelle et à la vitesse requises pour protéger des vies et des moyens de subsistance ; ceci afin de trouver des moyens d'aider à mettre fin à l'urgence mondiale le plus tôt possible.

En tant qu'organisation, le Forum a déjà prouvé qu'il pouvait aider à faire face à une épidémie. En 2017, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) a été lancée à l’occasion de notre réunion annuelle. Elle a rassemblé des experts du gouvernement, des entreprises, de la santé, du monde universitaire et de la société civile pour accélérer le développement de vaccins. La CEPI soutient actuellement la course au développement d'un vaccin contre cette souche de coronavirus.

Le nombre de pays touchés a triplé en deux semaines

Le mot “pandémie” désigne une épidémie qui se répand à l’échelle mondiale. Cette situation “suppose que toute la population mondiale (est) susceptible d’être exposée à une infection et qu’une part d’entre elle (peut) potentiellement tomber malade”, avait expliqué fin février le Dr Michael Ryan, directeur du programme pour les urgences de l’OMS.

Au cours des deux dernières semaines, le nombre de cas en dehors de la Chine a été multiplié par 13 et le nombre de pays touchés a triplé, selon l’OMS.

L’organisation s’était jusqu’ici refusée à employer ce terme. “Ce à quoi nous assistons, ce sont des épidémies dans différentes parties du monde, qui touchent les pays de façon différente et qui requièrent des réponses sur mesure”, jugeait Tedros Adhanom Ghebreyesus il y a encore deux semaines.

“Décrire la situation comme une pandémie ne change pas l’évaluation de la menace posée par ce coronavirus. Cela ne change pas ce que fait l’OMS, et cela ne change pas ce que les pays devraient faire”, a-t-il affirmé.

L’OMS dénonce “l’inaction” de la communauté internationale

Dans son allocution ce mercredi, le directeur général de l’OMS a fait part de sa profonde inquiétude face aux “niveaux alarmants d’inaction” de la communauté internationale face aux “niveaux alarmants de propagation” de l’épidémie.

“Dans les jours et les semaines à venir, nous nous attendons à voir le nombre de cas, le nombre de décès et le nombre de pays touchés augmenter”, a averti Tedros Adhanom Ghebreyesus. Mais il a appelé, une fois de plus, les pays à agir pour “contenir” l’épidémie, qui a fait plus de 4000 morts dans le monde.

“Nous devons être plus agressifs”, a insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant que cette “pandémie” pouvait ”être contrôlée”.

Apparu en décembre en Chine, le coronavirus affecte tous les continents, sauf l’Antarctique, et perturbe la vie quotidienne et économique dans un nombre croissant de pays.

“L’Iran et l’Italie sont en première ligne, ils souffrent”, a souligné Michael Ryan, assurant que d’autres pays allaient connaître la même situation. “En ce moment en Iran, il y a une pénurie d’appareils d’ assistance respiratoire, d’oxygène”, a-t-il détaillé. Le directeur général de l’OMS a assuré pour sa part que “l’Iran fait de son mieux”. “Ils ont besoin de beaucoup d’équipements. Nous essayons de mobiliser davantage de soutien pour l’Iran”, a-t-il insisté.