• "Les mots comptent": l'Organisation Mondiale de la Santé publie des directives à l'intention des médias.
  • Respectez les faits, ne répandez pas de rumeurs et évitez de stigmatiser les patients.
  • Une mauvaise information pourrait aider à la propagation de la maladie; une bonne info pourrait aider à y mettre fin.

Ce n'est pas une "peste" ou une "apocalypse"; ce n'est pas une maladie "chinoise" ou "asiatique" et les personnes atteintes de COVID-19 ne doivent pas être décrites comme "propageant le virus".

Que fait le Forum Économique Mondial à propos de l'épidémie coronavirus?

Une nouvelle souche de coronavirus, le COVID 19, se répand dans le monde, provoquant des décès et des perturbations majeures de l'économie mondiale.

Répondre à cette crise nécessite une coopération mondiale entre les gouvernements, les organisations internationales et le monde des affaires. C’est justement la mission du Forum Économique Mondial en tant qu'organisation internationale de coopération public-privé.

Le Forum Économique Mondial, en tant que partenaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a lancé la plate-forme d'action COVID. Cette plate-forme vise à favoriser la contribution du secteur privé à la stratégie mondiale de santé publique relative au COVID-19, et à le faire à l'échelle et à la vitesse requises pour protéger des vies et des moyens de subsistance ; ceci afin de trouver des moyens d'aider à mettre fin à l'urgence mondiale le plus tôt possible.

En tant qu'organisation, le Forum a déjà prouvé qu'il pouvait aider à faire face à une épidémie. En 2017, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) a été lancée à l’occasion de notre réunion annuelle. Elle a rassemblé des experts du gouvernement, des entreprises, de la santé, du monde universitaire et de la société civile pour accélérer le développement de vaccins. La CEPI soutient actuellement la course au développement d'un vaccin contre cette souche de coronavirus.

Telles sont quelques-unes des recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé car elle exhorte les médias à veiller à ce que leur couverture contre le coronavirus n'alimente pas la panique et ne stigmatise pas certaines parties de la société.

"(Nous) avons souvent peur de l'inconnu; et il est facile d'associer cette peur avec la peur de l'autre", déclare l'OMS dans ses lignes directrices publiées après des rapports d'abus racistes dans certains pays et la diffusion de fausses informations en ligne.

Si les médias peuvent aider à éduquer les gens, COVID-19 sera mieux compris et moins effrayant, dit l'OMS. Et si les médias sont plus prudents avec le langage, ils peuvent aider à réduire la stigmatisation des personnes qui attrapent le virus.

"La stigmatisation peut saper la cohésion sociale et provoquer un éventuel isolement social des groupes, ce qui pourrait contribuer à une situation où le virus est plus, pas moins, susceptible de se propager", selon l'OMS. En bref, si les gens essaient de cacher leur maladie pour éviter la discrimination, ils sont moins susceptibles de se faire tester ou traiter.

Voici quelques-unes des choses à faire et à ne pas faire pour les médias:

Nous devons parler de COVID-19

À FAIRE - parler de la nouvelle maladie coronavirus (COVID-19)

NE PAS - attacher des emplacements ou des origines ethniques à la maladie, ce n'est pas un "virus de Wuhan", un "virus chinois" ou un "virus asiatique". Le nom officiel de la maladie a été délibérément choisi pour éviter la stigmatisation - le 'co' signifie Corona, 'vi' pour le virus et 'd' pour la maladie, 19 parce que la maladie est apparue en 2019.

À FAIRE - parler de "personnes qui ont COVID-19"

NE PAS - qualifier les personnes atteintes de la maladie de "cas COVID-19" ou de "victimes"

À FAIRE- parler de personnes "acquérant" ou "contractant" COVID-19

NE PAS - parler de personnes «transmettant le COVID-19» «infectant les autres» ou «propageant le virus» car cela implique une transmission intentionnelle et attribue le blâme.

"L'utilisation d'une terminologie criminalisante ou déshumanisante donne l'impression que les personnes atteintes de la maladie ont fait quelque chose de mal ou sont moins humaines que le reste d'entre nous, alimentant la stigmatisation, sapant l'empathie et pouvant alimenter une plus grande réticence à chercher un traitement ou à assister à un dépistage, des tests et une mise en quarantaine ", dit l'OMS.


"Les preuves montrent clairement que la stigmatisation et la peur des maladies transmissibles ralentissent la réponse. Ce qui fonctionne est de renforcer la confiance dans les services et conseils de santé fiables, de faire preuve d'empathie envers les personnes touchées, de comprendre la maladie elle-même et d'adopter des mesures efficaces et pratiques pour que les gens puissent aider à se maintenir et leurs proches en sécurité. "

Pourcentage de personnes dans certains pays européens qui considèrent COVID-19 comme une menace.
Pourcentage de personnes dans certains pays européens qui considèrent COVID-19 comme une menace.
Image : Image: Statista


Tenez-vous aux faits

À FAIRE - parler avec précision du risque de COVID-19, sur la base des données scientifiques et des derniers conseils officiels de santé.

NE PAS - répéter ou partager des rumeurs non confirmées et éviter d'utiliser un langage hyperbolique conçu pour générer la peur comme «peste», «apocalypse», etc.

Une «infodémie» de désinformation et de rumeurs se propage plus rapidement que l'épidémie actuelle du nouveau coronavirus

—OMS


Rester positif

À FAIRE - parler positivement et souligner l'efficacité des mesures de prévention et de traitement. Pour la plupart des gens, c'est une maladie qu'ils peuvent vaincre.

NE PAS - Il existe des mesures simples que nous pouvons tous prendre pour nous protéger, protéger nos proches et les plus vulnérables. Ne pas - insister ou insister sur le négatif ou les messages de menace.

À FAIRE - souligner l'efficacité de l'adoption de mesures de protection pour prévenir la