Avec les mesures de confinement en cours dans de nombreuses régions du monde, la qualité de l'air dans les grandes aires urbaines s'est globalement améliorée - de façon plus ou moins visible selon les villes. Mais l'exemple de la Chine montre que ces améliorations ne sont probablement que temporaires.

Les baisses de concentration en dioxyde d’azote (NO₂) en avril par rapport à la même période en 2019 sont notamment les plus visibles dans les villes où des mesures de confinement strictes sont appliquées. Des améliorations significatives de la qualité de l’air sont ainsi décelables à Madrid et à Dehli, mais aussi dans d’autres capitales, telles que Paris, Rome, Londres ou encore Mexico. Le dioxyde d’azote est un gaz issu à 95 % de la combustion des énergies fossiles, émis principalement par les véhicules à moteur et les usines, et constitue donc un bon indicateur de pollution atmosphérique induite par les activités humaines hors domicile.

À Wuhan, où le coronavirus est apparu et où l’épidémie semble désormais sous contrôle, la vie a commencé à reprendre son cours progressivement en avril - ce que l’on peut distinguer en observant les niveaux de concentrations en dioxyde d'azote, qui ont de nouveau augmenté pour atteindre des niveaux comparables à 2019.