De nombreux pays européens ont mis en œuvre des mesures sans précédent pour atténuer l'impact de l'épidémie de COVID-19, notamment l'isolement des cas confirmés et suspects, la fermeture des établissements scolaires, l'interdiction des rassemblements et, plus récemment, le confinement complet de la population à l'échelle locale ou nationale.

Que fait le Forum Économique Mondial à propos de l'épidémie coronavirus?

Une nouvelle souche de coronavirus, le COVID 19, se répand dans le monde, provoquant des décès et des perturbations majeures de l'économie mondiale.

Répondre à cette crise nécessite une coopération mondiale entre les gouvernements, les organisations internationales et le monde des affaires. C’est justement la mission du Forum Économique Mondial en tant qu'organisation internationale de coopération public-privé.

Le Forum Économique Mondial, en tant que partenaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a lancé la plate-forme d'action COVID. Cette plate-forme vise à favoriser la contribution du secteur privé à la stratégie mondiale de santé publique relative au COVID-19, et à le faire à l'échelle et à la vitesse requises pour protéger des vies et des moyens de subsistance ; ceci afin de trouver des moyens d'aider à mettre fin à l'urgence mondiale le plus tôt possible.

En tant qu'organisation, le Forum a déjà prouvé qu'il pouvait aider à faire face à une épidémie. En 2017, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) a été lancée à l’occasion de notre réunion annuelle. Elle a rassemblé des experts du gouvernement, des entreprises, de la santé, du monde universitaire et de la société civile pour accélérer le développement de vaccins. La CEPI soutient actuellement la course au développement d'un vaccin contre cette souche de coronavirus.

L'efficacité de ces mesures d'urgence visant à enrayer la propagation du virus est unanimement reconnu par la communauté scientifique, bien que leur effet peine encore à se faire ressentir dans les chiffres des nouveaux cas et décès annoncés chaque jour par les autorités.

Une étude publiée hier par l'Imperial College London permet justement de donner une idée de l'impact de ces mesures sur la mortalité de l'épidémie. En se basant sur des modèles prédictifs appliqués à onze pays européens, les chercheurs ont ainsi estimé que les restrictions de déplacement auraient permis de sauver entre 21 000 et 120 000 vies en Europe. Au 31 mars, la grande majorité des décès évités a été estimée en Italie (38 000) et en Espagne (16 000). Dans l'Hexagone, les chercheurs ont calculé que le confinement aurait déjà permis d'épargner quelque 2 500 vies, soit presque autant que le nombre total de décès enregistrés dans les hôpitaux à ce jour (un peu plus de 3 000).