Le gouvernement doit présenter mardi à l'Assemblée nationale son plan de déconfinement. Plusieurs points clés de cette stratégie restent à trancher, comme la question du port du masque dans les lieux publics, les modalités du retour à l'école et de réouverture des commerces. En parallèle et afin d'être en mesure de dépister toute personne présentant des symptômes du COVID-19, le ministère de la Santé a également réaffirmé l'objectif de pouvoir réaliser "au moins 500 000 à 700 000 tests par semaine".

Que fait le Forum Économique Mondial à propos de l'épidémie coronavirus?

Une nouvelle souche de coronavirus, le COVID 19, se répand dans le monde, provoquant des décès et des perturbations majeures de l'économie mondiale.

Répondre à cette crise nécessite une coopération mondiale entre les gouvernements, les organisations internationales et le monde des affaires. C’est justement la mission du Forum Économique Mondial en tant qu'organisation internationale de coopération public-privé.

Le Forum Économique Mondial, en tant que partenaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a lancé la plate-forme d'action COVID. Cette plate-forme vise à favoriser la contribution du secteur privé à la stratégie mondiale de santé publique relative au COVID-19, et à le faire à l'échelle et à la vitesse requises pour protéger des vies et des moyens de subsistance ; ceci afin de trouver des moyens d'aider à mettre fin à l'urgence mondiale le plus tôt possible.

En tant qu'organisation, le Forum a déjà prouvé qu'il pouvait aider à faire face à une épidémie. En 2017, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) a été lancée à l’occasion de notre réunion annuelle. Elle a rassemblé des experts du gouvernement, des entreprises, de la santé, du monde universitaire et de la société civile pour accélérer le développement de vaccins. La CEPI soutient actuellement la course au développement d'un vaccin contre cette souche de coronavirus.

Comme le montre notre infographie, la France doit encore rattraper son retard sur des pays comme l'Allemagne ou la Corée du Sud qui ont pu mettre en place une politique de dépistage dès les débuts de l'épidémie, mais aussi sur l'Italie, pays européen le plus touché à ce jour avec l'Espagne. Selon les données communiquées par les agences de santé nationales, reprises par le site Our World in Data, nos voisins italiens avaient réalisé près de 30 tests de dépistage pour 1000 habitants le 26 avril, soit environ le triple de la France (9,1 pour 1000 en date du 21 avril). En Allemagne et aux États-Unis, le taux de dépistage s'élevait respectivement à 25,1 et à 15,6 pour 1000 habitants aux dernières dates disponibles. Comme le précise la source, il peut toutefois exister des différences substantielles en termes d'unités de comptage selon les pays.