Pour aider les entreprises à faire face à la chute de leur activité et de leurs revenus, pendant la crise sanitaire liée au coronavirus, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures. Parmi elles, figure notamment le chômage partiel. Ce dispositif, aussi appelé "activité partielle", a déjà fait l'objet de 425 000 demandes par un peu plus de 415 000 établissements au 1er avril, selon la Dares, la Direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques rattachée au ministère du Travail. Au total, 3,9 millions de salariés sont ainsi concernés.

En moyenne, 419 heures chômées ont été demandées par salarié, soit près de 12 semaines de 35 heures. Les travailleurs des entreprises de plus de 250 salariés représentent seulement 13% des salariés subissant le chômage partiel, tandis que les petites entreprises de moins de 20 salariés — qui représentent 34% de l'emploi salarié privé en France — concentrent 42,1% des travailleurs concernés. Le dispositif de chômage partiel doit permettre aux entreprises affectées par le confinement de la population de réduire ou suspendre leur activité. Le tout en assurant aux salariés une indemnisation équivalant à 70% de leur salaire brut et environ 84% de la rémunération nette.

Logiquement, les deux régions qui ont reçu le plus de demandes de chômage partiel sont en temps normal les plus dynamiques en matière d'activité économique et d'emploi. Il s'agit donc de l'Ile-de-France — 20% des demandes — et de la région Auvergne-Rhône-Alpes (13,2%), suivies de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (9,6%), de l'Occitanie (9,5%) et de la Nouvelle Aquitaine (9,1%).

En termes de secteur d'activité, celui du commerce regroupe le plus grand nombre d'entreprises ayant fait appel au dispositif d'activité partielle pour le moment, sachant que les chiffres communiqués par la Dares sont "susceptibles d’être révisés dans les semaines qui viennent".

Que fait le Forum Économique Mondial à propos de l'épidémie coronavirus?

Une nouvelle souche de coronavirus, le COVID 19, se répand dans le monde, provoquant des décès et des perturbations majeures de l'économie mondiale.

Répondre à cette crise nécessite une coopération mondiale entre les gouvernements, les organisations internationales et le monde des affaires. C’est justement la mission du Forum Économique Mondial en tant qu'organisation internationale de coopération public-privé.

Le Forum Économique Mondial, en tant que partenaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a lancé la plate-forme d'action COVID. Cette plate-forme vise à favoriser la contribution du secteur privé à la stratégie mondiale de santé publique relative au COVID-19, et à le faire à l'échelle et à la vitesse requises pour protéger des vies et des moyens de subsistance ; ceci afin de trouver des moyens d'aider à mettre fin à l'urgence mondiale le plus tôt possible.

En tant qu'organisation, le Forum a déjà prouvé qu'il pouvait aider à faire face à une épidémie. En 2017, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) a été lancée à l’occasion de notre réunion annuelle. Elle a rassemblé des experts du gouvernement, des entreprises, de la santé, du monde universitaire et de la société civile pour accélérer le développement de vaccins. La CEPI soutient actuellement la course au développement d'un vaccin contre cette souche de coronavirus.

Voici les trois secteurs qui ont le plus eu recours au chômage partiel, au 1er avril 2020 :

1. Le commerce et la réparation automobile : 21,4% des demandes, représentant au total 545 426 salariés.

2. L'hébergement et la restauration : 15,7% des demandes, pour un total de 523 282 salariés.

3. La construction : 14,3% des demandes, pour 564 734 salariés.