Alors que le déconfinement poursuit son cours en Europe, les applications numériques de traçage des cas contacts de COVID-19 se développent malgré les inquiétudes et polémiques qu'elles suscitent sur le plan du respect des libertés et de la protection des données privées. Comme le montre notre infographie, basée sur le recensement du quotidien allemand Handelsblatt, plusieurs pays européens ont déjà mis ce genre d'application à disposition de leurs citoyens. C'est notamment le cas de la Norvège, de l'Islande et de nombreux pays d'Europe de l'Est, dont l'Autriche, la Pologne, la République tchèque, l'Ukraine ou encore la Bulgarie. En revanche, certains pays comme l'Espagne et la Belgique ont pour le moment renoncé à développer ce type de projet.

L'architecture des applications ainsi que la manière de stocker les données varient selon les pays. La Norvège a par exemple opté pour une centralisation des données et pour le recours à la géolocalisation plutôt qu'à la technologie Bluetooth. À l'opposé, l’Autriche, l'Allemagne et la Suisse ont choisi la décentralisation et le Bluetooth pour le traçage des contacts, en suivant une approche technologique recommandée par Google et Apple.

En France, l'application StopCovid est prête et son déploiement ne tient plus qu'à l'issue d'un débat et d'un vote organisés ce mercredi 27 mai à l’Assemblée Nationale. Concernant le fonctionnement de cette application, le gouvernement a fait le choix d'un système de stockage centralisé des données et l'utilisation du Bluetooth pour identifier les cas contacts.