La crise du coronavirus met à l'épreuve les gouvernements du monde entier et place de nombreux chefs d'État sur le devant de la scène. Plus que jamais, la communication et les actions des politiques sont scrutées et soumises à l'opinion publique. Véritable test pour la popularité des dirigeants mondiaux, cette crise révèle déjà des gagnants et des perdants.

Parmi les leaders qui ont vu leur cote de popularité s'améliorer le plus au cours de la crise, on retrouve la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre canadien Justin Trudeau, avec des gains respectifs de 13 et 19 points depuis mi-mars. Mais selon les données du baromètre de Morning Consult, c'est le premier ministre australien Scott Morrison, non inclut dans notre graphique, qui réalise la progression la plus spectaculaire : 29 points pour atteindre 64 % d'approbation au 26 mai. La cote de popularité de Boris Johnson, qui avait fait un bond en avril lorsque le premier ministre britannique luttait lui-même contre le virus, est depuis redescendue à 52 %, ne lui laissant qu'un gain de 6 points par rapport à mi-mars. Le constat est similaire pour Emmanuel Macron : le chef de l'État avait connu une hausse de popularité au début de la crise mais elle est désormais presque revenue à son niveau du 17 mars (seulement 4 points de plus).

La cote d'approbation du président américain Donald Trump fait quant à elle du surplace et n'a globalement pas bougé d'un pouce depuis le début de la pandémie. Celle du premier ministre japonais Shinzo Abe perd près de 10 points de pourcentage,mais c'est Jair Bolsonaro qui a vu sa popularité le plus se dégrader au cours de cette période parmi les dirigeants comparés dans l'étude. La popularité du président brésilien a en effet baissé de 16 points depuis mars.