Après un choc brutal au début de la pandémie, les marchés financiers ont repris des couleurs au cours des dernières semaines. Le baromètre du marché français, le CAC 40, est remonté dernièrement au delà du seuil des 5000 points, soit le niveau qu'il avait début mars. Pour rappel, l'indice avait fait un plongeon de 37 % en l'espace d'un mois seulement, entre le 19 février et le 18 mars, alors que les incertitudes liées à la crise étaient au plus haut.

Bien qu'inédites au vu de leur soudaineté, les pertes de capitalisation boursière engendrées par la crise du coronavirus sont pour le moment moins importantes que les principaux krachs boursiers du XXIe siècle. Celui de 2001-2002 (bulle Internet, 11 septembre) avait vu le CAC 40 fondre de 65 % sur une période d'environ deux ans et demi, alors que la crise financière de 2008 l'avait fait plonger de 59 % sur près de deux ans.

Bien entendu, l'actuelle tendance haussière des marchés ne doit pas faire croire qu'une rechute n'est plus d'actualité, notamment dans un contexte où beaucoup d'incertitudes demeurent sur l'impact final de la crise. Comme le montre notre infographie, le CAC 40 a joué au yoyo à plusieurs reprises lors des précédentes périodes de récession.