Selon le recensement établi par le centre de réflexion économique Bruegel, le total des aides économiques déployées par l'État français en réponse à la crise du coronavirus s'élève actuellement à environ 620 milliards d'euros, soit un peu plus du quart du PIB national l'année dernière.

Comme le montre notre infographie, le niveau et la répartition des investissements consentis par les différents États varient assez fortement au sein des économies dites développées. C'est l'Allemagne, avec plan estimé à plus de 1600 milliards d'euros qui a pour le moment mobilisé le plus de fonds en rapport à la taille de son économie, soit près de la moitié de son PIB, rompant au passage avec son principe du « frein à l'endettement ».

Le plan d'aide économique de l'Italie s'élève quant à lui à plus de 780 milliards d'euros et représente environ 44 % du PIB national, mais il se compose principalement de reports de charges et de garanties de prêts qui représentent 91 % du montant total. À l'inverse, le plan américain est plus modeste rapporté à la taille de l'économie du pays (environ 14 % du PIB), mais le montant et la part des financements immédiats sont plus élevés : un peu plus de 1700 milliards d'euros, soit 9 % du produit intérieur brut.

Selon le détail publié par Bruegel en date du 25 mai, le plan français comprend 88 milliards d'euros de financements directe (système de santé, chômage partiel, fonds de solidarité TPE, etc.), 288 milliards de reports en tout genre (charges, remboursements de prêts, etc.) et environ 338 milliards correspondant principalement aux garanties de prêts bancaires.