Le recyclage des matières plastiques suscite actuellement une véritable bataille à l'échelle mondiale. Après que la Chine ait interdit l'importation de déchets plastiques sur son territoire en 2019, d'autres pays asiatiques se sont lancés dans le secteur. Mais si le recyclage des déchets plastiques en provenance de l'étranger peut s'avérer lucratif pour certains, l'absence de réglementation et de contrôle dans la plupart des pays importateurs n'est pas sans causer une myriade de problèmes.

Après le retrait chinois, le Vietnam et la Malaisie sont devenus les plus gros importateurs de déchets plastiques en Asie, tandis que la Turquie est également apparue comme un importateur majeur sur la scène internationale, récupérant notamment de gros volumes en provenance des pays européens. Les experts s'attendent à ce que les flux de déchets exportés par les pays industrialisés continuent de se déplacer vers des régions où la gestion du recyclage n'est pas encore optimale et les réglementations environnementales peu (ou pas) existantes.

La plupart des déchets plastiques qui transitent dans le monde proviennent de pays comme le Japon, les États-Unis et l'Allemagne, qui étaient les plus gros exportateurs nets en 2019 : plus de 1,2 millions de tonnes à eux trois. Selon les données de la plateforme Comtrade de l'ONU, la France faisait également partie des exportateurs notoires, avec une balance nette de plus de 90 000 tonnes expédiées à l'étranger l'année dernière.