D'ici quelques décennies, le tourisme spatial et suborbital drainera plusieurs milliards de dollars de chiffre d'affaires. Stations spatiales, séjours sur la Lune, voyages autour de Mars seront autant de destinations exigeant des infrastructures terrestres pour organiser ces voyages. Des ports spatiaux seront nécessaires et, au Japon, une association s'est montée pour en développer un dès la prochaine décennie !

Sans la pandémie, l'année 2020 aurait dû donner le coup d'envoi du tourisme spatial, enfin plus précisément du tourisme suborbital, avec les premiers vols commerciaux de Blue Origin et Virgin Galactic. Attendons 2021. Dès que ces nouveaux marchés s'ouvriront, le tourisme spatial et suborbital devrait progressivement devenir la nouvelle frontière dans le secteur du transport.

Pour ces nouvelles expériences, ces futurs touristes décolleront depuis des infrastructures qui n'existent pas encore, à l'exception de quelques unes, dont le Spaceport America, le port spatial situé au Nouveau-Mexique et première base de lancement de Virgin Galactic. À l'horizon 2050 -- un futur pas si lointain -- des infrastructures plus complexes seront nécessaires pour satisfaire la demande et répondre à la variété des moyens d'accès à l'espace, ou au vol suborbital.

Vue d'artiste du projet de port spatial de l'Association Space Port Japan.
Vue d'artiste du projet de port spatial de l'Association Space Port Japan.
Image : © Space Port Japan

Selon les concepteurs, la ville spatioportuaire servirait de base pour la recherche et hébergerait une école ainsi qu'un quartier d'affaires, évidemment liés au thème de l'espace. Le site accueillerait des événements tels que des défilés de mode dans l'espace et des conférences internationales. Il comprendrait également des hôtels, des restaurants, des salles de loisirs, une piscine, un musée d'art, un gymnase, voire même un aquarium.

Il accueillerait même une ferme où serait produit et vendu de la nourriture pour astronautes, notamment des insectes, des algues et des aliments à base de légumes. Il offrirait surtout toute l'infrastructure nécessaire à l'exploitation de véhicules spatiaux (que ce soient des avions, des étages suborbitaux ou des ballons) à savoir la maintenance, le contrôle des trafics aérien et spatial, et des terminaux d'embarquement.

À l'heure actuelle, la construction de telles infrastructures est évidemment très prématurée. En avril, Virgin Orbit a choisi l'aéroport d'Oita, situé sur l'île de Kyushu, au sud du Japon, pour être l'un des cinq aéroports d'où seront lancés ses petits satellites commerciaux en orbite avec l'objectif d'un premier vol de Virgin Orbit dès 2022.

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